‹ Diagnostic différentiel des tumeurs du seinChapitre 24 sur 33 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

CANCER

Pour établir le diagnostic différentiel entre le cancer et les antres lilmenrs de la mamelle, il faut de toute nécessité reconnaître plusieurs formes et plusieurs périodes de cette maladie. Sans doute, l’essence, la nature de l’affection cancéreuse, restent les mêmes, quelque diversité qu’il y ait dans la manifestation symptomatique; l’encéphaloïde et le sqqirrhe , par exemple, si différents dans leur apparence et leur marche, ont pourtant cela de commun à la mamelle, comme ailleurs, de tendre tous les deux au ramollissement et à l’ulcération , de donner naissance à des ulcères à peu près incurables, de déterminer l’engorgement des ganglions lymphatiques qui correspondent aux parties malades, de jouir, à un degré à peu près égal, de la funeste prérogative de se reproduire après l’extirpation , et de causer par leurs progrès le développement de celte altération consliiutionnelle connue sous le nom de cachexie cancéreuse. Mais, celui qui se fonderait sur l’identité de nature de ces deux altérations pathologiques pour établir d’une manière générale le diagnostic différentiel entre les tumeurs cancéreuses et les autres tumeurs du sein, celui qui s attacherait plus ici à l’essence qu’à la forme pathologique, ferait un travail peu utile, et presque nécessairement aataché d’erreur. Y a-t-il la moindre ressem-

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blance entre la tumeur encéphaloïde molle, élastique simulant la fluctuation et le noyau dur, circonscrit incompressible, roulant sous la peau qui fait le début de certains cancers de la mamelle? Et, si la première de ces tumeurs a été mal à propos divisée par le bistouri d’un chirurgien qui s’èst mépris sur sa nature y a-t-il la moindre chance que la seconde donne lieu à une semblable erreur de diagnostic? Et ce n’est pas seulement entre les formes squirrheuse et encéphaloïde du cancer de la mamelle qu’il importe de signaler des différences, pour établir leur comparaison avec les autres tumeurs du sein ; parmi les cancers squirrheux, on observe encore des variétés assez nombreuses, provenant du siège primitif de rengorgement, de sa forme, de sa marche, de ses progrès, de l’aspect de l’ulcçre qui lui succède. J’indiquerai celles de ces variétés qui pourraient être confondues avec d’autres tumeurs de la mamelle.

J’ai dit aussi qu’il fallait tenir compte de la période à laquelle le cancer est parvenu; et, en effet, la même tumeur qui pourra être prise, à son début, pour une tumeur fibreuse, se rapprochera peut-être plus tard par ses symptômes d’un abcès chronique ou d’une tumeur scrofuleuse ulcérée.

Je m’occuperai en premier lieu des symptômes du cancer tant squirrheux qu’encéphaloïde, renvoyant au chapitre des tumeurs composées l’indication des cancers qui n’auraient pas trouvé place dans celui-ci. Je traiterai ensuite, et dans une section distincte, du diagnostic.

Section I. — Symptômes du cancer.

§ 1'*. Du cancer squirrheux. A. — Dans la forme la

CAWCER.

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