‹ Diagnostic différentiel des tumeurs du seinChapitre 26 sur 33 · TUMEURS COMPOSÉES · texte numérisé non relu

TUMEURS COMPOSÉES

Lorsque deux ou un plus grand nombre des altérations qui ont été jusqu’ici examinées siègent en meme temps dans la mamelle, on dit qu’il y a tuineur composée.

TUMEUUS COMPOSÉES. l65

Le degré le moins complexe de cette oombinnison est celui (le l’association de deux productions morbides dans des proportions, telles que l’une l’ein porte de beaucoup sur l’autre.Si l’altération qui prédomine par sou étendue l’emporte en même temps par sa gravité, ce cas rentre presque dans la cal("gorie des ( as siinj)les : l’altération princi[)ale pouvant se traduire jiardes signes caractéristiipieSjSansétre masquée par les .symptômes delà maladie qui la complique, ces derniers restent alors méconnus sans grand inconvénient.

Le cas est d(qà plus complexe, lorsque deux productions morbides tiennent une place égale dans la mamelle.il le devient davantage lorsque ces produclions s’y trouvent en plus grand nombre : alors la complexité tient non seulement à la variété des tissus accidentels développés dans lé sein, mais encore à ce que chacun de ces tissus peut y offrir en même temps les différents degrés de son évolution.

Si quelques lois prési Paient à l’association de ces produits anormaux, elles se seraient révélées sans don te dans les cas où on les a rencontrées deux à deux dans la mamelle; mais il n’y a r ien d’établi à cet égard. Bornons-nous donc à signabu’ les coïncidences que l’observation a permisde constater assez fréquemment.

Je citerai en premier lieu la coexistence du squii i he et de l’encéphaloïde dans une même tumeur de la mamelle, coexistence qui poui rait peul-êsre faire l’objet d’un article de diagnostic au point de vue purement scientifique, mais qui offre moins d’intérêt sous le rapport pratique , puisqu’il importe beaucoiq) plus de déterminer si telle ou telle tumeur est de nature cancéreuse, que de spécifier l’espèce de dt'généresceuce cancéreuse dont la mamelle est le siège.

l66 DIAGNOSTIC DES TUMEURS DU SEIN.

On a vu, dans des tumeurs de la mamelle , le tissu encéphaloïile uni aux tubercules, le tubercule uni au tissu squirrheux; le cancer squirrheux oiiencéphaloïde existant en même temps que des kystes; l’un ou l’autre cancer uni à des masses fibrineuses ; l’im ou l’autre cancer associé à des tumeurs fibreuses. C’est aussi dans les tumeurs composées qu’on a rencontré cette production accidentelle à laquelle on donne le nom de cancer colloïde. Les propriétés physiques du cancer colloïde impriment à la tumeur des caractères qui en pourront révéler l’existence. On sait que la dégénérescence dont il est question est formée par des masses, ordinairement énormes, d’une substance molle, tremblotante, semblable à de la gelée; elle est entoqrée par un kyste, mince et purement celluleux en quelques points, plus résistant et comme fibreux en d’autres. Ces masses présentent, par places, une fluctuation plus ou moins évidente.

On voit ici quelques caractères communs avec l’encéphaloï le ramolli : mais il est à remarquer, d’une part, que ces caractères se rencontrent de bonne heure dans les tumeurs colloïdes, car il n’est pas prouvé qu’elles aient une période de ramollissement précédée par un état d’induration plus ou moins grande; et d’autre part , que la tumeur peut conserver fort long-temps ces caractères, la tendance à l’ulcération étant moins prononcée dans le cancer colloïde que dans l’encéphaloïde.

Quant à la mélanose, que l’on croyait reconnaître dans certaines tumeurs composées, on a le plus souvent confondu avec elle d’anciens foyers sanguins formés au sein d’encéphaloïde ramolli ; en sorte qu’il n’est pas prouvé que celte production accidentelle

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