‹ Diagnostic différentiel des tumeurs du seinChapitre 4 sur 33 · INTRODUCTION. Q · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. Q

dire que je n’établirai de parallèle qu’entre les maladies qui ont entre elles de l’analogie et qu’il est important de distinguer les unes des autres ?

Comme la plupart des tumeurs parjurent des phases successives, par suite desquelles elles peuvent, à une époque, ressembler à une maladie dont elles diffèrent essentiellement aune autre époque, il demeure bien entendu que, toutes les fois que ces maladies seront comparées, elles le seront en les prenant seulement à une période de leur développement où elles peuvent être confondues. Cette proposition ne doit pas être perdue de vue, car il pourra arriver que j’omette, dans le moment, de rappeler cette considération.

Ce n’est pas d’inspiration et sans avoir en quelque sorte tâté mon sujet que je me suis arrêté à ce plan. J’aurais pu, traitant d’une manière abstraite des différences des tumeurs des mamelles^ composer une série* de chapitres qui auraient eu pour titres, par exemple; dijfférences des tumeurs du sein, eu égard à leur yo- LUME ; différences des tumeurs du sein, quant à leur consistance; différences, quant à leur situation; différences, quant à leur mobilité; différences, quant à la COULEUR DE LA PEAU QUI LES RECOUVRE ; différences, quant à leur MARCHE, etc.; mais j’ai vu bientôt la stérilité de ces considérations scolastiques. J’ai reconnu d’ailleurs que c’était m’engager dans un labyrinthe sans issue : à quoi bon écrire qu’il y a de petites tumeurs et qu’il y en a de grosses , si la même espèce peut se présenter avec des dimensions petites ou considérables, et si elle a cela de commun avec des tumeurs de nature toute différente?

Un autre pian m’avait séduit un instant ; il con-

lO DIAGWOSTÎC DES TÜMEIIBS Dtl SEIN.

sistait à appliquer à la détermination des tumeurs de la mamelle la méthode dichotomique des naturalistes, cet artifice ingénieux et brillant qui conduit à la connaissance d^ espèces par des exclusions successives entre deux caractères opposés ; c’eût été résoudre de haute lutte la difficulté qui m’était proposée. J’ai du renoncer à cette prétention : l’application de la méthode dichotomique suppose des caractères constants et invariables, qu’on chercherait vainement dans les formes pathologiques en général, et en particulier dans les tumeurs de la mamelle.

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