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côté, la rétro-pulsion se substituant à la latéropulsion, en un mot, toutes ces pertubations du vertige voltaique constituent un moyen précieux de déceler les troubles du labyrinthe postérieur ou des voies vestibulaires ; pour affirmer son opinion il s'appuie sur les expériences de Vincent et Barré, qui ont montré que, chez le cobaye, une destruction du labyrinthe ou une section du nerf acoustique donne lieu à ces modifications profondes du vertige voltaique.
Nystagmus céphalique. — Nous venons de voir que la galvanisation donnait des oscillations de la tête; à ce propos Ernst Urbantschitsch fait remarquer qu'en dehors du nystagmus oculaire il pouvait y avoir un nystagmus eéphalique. En effet, l'appareil vestibulaire est, par l'intermédiaire du noyau de Deiters, en relation intime, comme nous Favons vu, avec les parties suivantes du système cérébro-spinal ! 1: par le faisceau longitudinal supérieur, avec les noyaux des muscles oculaires, c’est la voie vestibulo-nucléaire :
20 Par le corps restiforme, avec le cervelet'; c’est la voie vestibulo-cérébelleuse :
3° Par la corne antérieure de la moëlle cervicale avec Ja moëlle épinière, cest la voie vestibulospinale. |
Chez l'homme, c'est surtout la voie vestibulonucléaire qui semble avoir une importance particulière pour les démonstrations expérimentales.
Chez les animaux, au contraire, cest la voie vestibulo-spinale qui joue le rôle important,
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Par de nombreuses expériences surles animaux, Ewald à démontré que le tonus de la musculature du corps dépend du labyrinthe et que, dans le cas de lésions labvrinthiques unilatérales, 16s niuscles d'un côté qui dépendent du labyrinthe malade ne se, contractent pas de la même manière que ceux de Fautre côté qui sont sous l'influence du labyrinthe sain: il en résulte des déviations des attitudes contrariées. Si cette lutte se produit dans le territoire de toute la tôte il S'ensuit des déviations de cette dernière: ces déviations, si elles surviennent rapidement amènentla désorientation de Fanimal. La conséquence de ce fait est qu'un animal ainsi atteint essaie de compenser, par un effort d'activité des antagonistes affaiblis, Faction musculaire qui produit Ia déviation de la tète. De cette manière, il se produit une oscillation prolongée de la tête, qui, elle aussi, comme le nystagmus oculaire de Fhomime, est formée de deux composantes : une lente, vestibulaire, et une rapide, cérébrale.. C'est Flourens qui démontra le premier ces phénomènes, auxquels Brauer donna le nom de nystagmus céphalique. Ernst Urbantschitsch cite deux cas personnels de nystagmus céphalique et un cas rapporté par Barany et Neumann.
49 — Nystagnus par excitation pneumatique. — L'épreuve pneumatique se fait à Paide d’une simple poire de caoutchouc, avec le spéculum de Siegle, muni d'un ballon, ou mieux, avec le masseurraréfacteur de Delstanche.
D’après Hennebert, chez un sujet normal, il ne
se produit rien à Fépreuve pneumatique. Ce n'est qu'à létat pathologique que cette épreuve montre des réactions oculo-motrices, groupées sous 16 nom de « fistel-symptôme », indiquant l'existence d’une fistule labyrinthique. Hennebert à, de plus, démontré que ce signe pouvait déceler des labyrinthites hérédo-syphilitiques, sans qu'il v ait de fistule proprement dite. En plus du nystagmus, cette épreuve provoque des symptômes oculaires purement subjectifs, tels que la sensation de déplacement des objets environnants.
C’est Lucæ qui, 16 premier, à remarqué les mouvements oculaires et les vertiges, sous l'influence de la compression. C’est Hertzfeld, en 1901, qui, le premier, observa que la direction du nystagmus par aspiration, était opposée à celle du nystagmus de compression.
Ces réactions fistulaires consistent, soit en mouvement unique de déplacement des yeux, soit en un mouvement lent dans un sens, avec retour plus où moins rapide, à là position première, soit, enfin, en un véritable nystagmus, et alors, il s'agit, 10 plus souvent, d’un nystagmus rotatoire.
Quand au sens des mouvements oculaires observés, en cas de symptôme fistulaire, on à noté, le plus souvent, à la Compression, des déplacements lents vers le Coté opposé ou du nystagmus vers l'oreille malade :; à l'aspiration, des déplacements lents vers le côté malade ou du nystagmus vers le côté sain.
-D'après Ruttin, cependant, ce serait quelquefois le phénomène inverse qui se produirait.
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Aussi Barany estime-til qu'il faut que les deux signes, aspiration et compression, soient positifs pour affirmer le diagnostic.
Cette opinion est peut-être, d'après Hennebert, trop absolue. Il fait remarquer que la compression donne des symptômes plus nets que aspiration.
En outre des signes de localisation fistulaire que donne cette épreuve, elle peut servir à compléter les renseignements nystagmiques fournis parles autres épreuves, car Hennebert à montré que l'épreuve pneumatique pouvait diminuer ou, au contraire, augmenter le nystagmus spontané ou provoqué.
9 — Nystagmus par excitation directe. — Pour que cette épreuve puisse avoir lieu, il faut que la paroi labyrinthique soit mise à nu par un processus pathologique ou par lévidement chirurgical. Elle n’a guère son indication qu'au cours d’une intervention chirurgicale.
L'excitation, à l’aide d’un stylet, d’un des canaux semi-circulaires, provoque une réaction lente du côté opposé où du nystagmus du côté malade, comme dans l'épreuve pneumatique.