Mauriac, Thèse de Paris
AUbutt. A système of Med. Tom. V,-p.:943.
Historique des théories avancées pour expli- Eee quer le roulement présÿstolique de l'in- . suffisance aortique.
Nous ferons cel historique brièvement parce qu'il a ae été fait par Lespérance (1) et par Phear (2). Nous citerons, les théories, nous tackierons de montrèr pourquoi Chacune d'elle à été remplacée par une autre, et pourquoi on a pu dire (3) que jusqu'ici il n’y en avait aucune de satisfaisante. |
Flint (4), qui fut le premier à signaler ces cas et à en chercher l'explication, voyant une analogie parfaite de ‘ rythme et de timbre entre ce roulement et celui du É rétrécissement mitral l’explique par un mécanisme anaee Ë logue, c’est-à-dire, par la production d’un rétrécissement D ou
« Le roulement, dit-il, est produit par la vibration des
4% Lespérance, thèse de Paris, décembre 1891.
2. Phear, thèse de Cambridge, in Lancet, tome I, 1895, page 716 ge Allbutt, loc. eil. p. 98.
+ Flint. Am. J. of m2d. Se. 1852, el Lancet, mars 1884, page
segments de la valvule Hi Son bnuties est vibrant et soufflant : il peût être imité en faisant vibrer les lèvres “ ou la langue au moyen d’une expiration brusque. à L’ ’expérience suivante en. est la démonstration RS On attache le bec d’un petit ballon en caoutchouc mince | au tube efférent d'une seringue, ets on fait une ouverture. en boutonnière à l’autre extrémité du ballon ; ; on le plonge dans un bassin d’eau et on y fait passer. un courant d'eau au moyen du tube de la seringue. RE = ne En appliquant un stéthoscope sur le ballon ou près des lui, les vibrations de sa paroi produite par l'eau qui s =. à . de l'ouverture en boutonnière donnent, à l'oreille, une imitation parfaite du roulement et, au u toucher, du. frémissement cataire. Eee. D Te mes a Ilest facile dé comprendre que ces vibratians se pro= duisent quand les segments valvulair es sont adhérents, et il est aussi facile, il me semble, de comprendre les vibra- : üions des segnients mitraux dans le rétrécissement orga- ss nique quand l'oreillette se contracte et vide son contenu dans un ventricule déjà rempli de sanç. Ce ventricule : est déjà plein si, au courant venant de l'oreillette, s'ajoute un courant assez considérable venant d’une aorte dont les valvules sont insuffisantes. Les segments de la he | trale doivent alors être en contact et vibrent sous Pine fluence du courant qui est poussé entre elles par la systole de l'oreillette. Pourquoi le roulement présystolique n'est.
pas plus souvent présent dans l'insuffisance aortique, je 722
ne puis le dire. »
En effet, en suivant cette idée, non seulement quand
cette lésion aortique existe, mais chaque fois qu’il y are-
le mécanisme de roulement du te écissement Bt aL mais non le roulement qui se produit quand ce rétrécissement
& Po
ue ’existe pas I n'y a pa ici une ouverture en boutonière,
re se a. es hole: Fax qu'avec une force qui est celle de leurflottaison, force qui né saurait résis- : ter à celle de la contraction de l'oreillette, si peu DAIRARRe
te que : soit celle-ci. Le NÉ
: Le roulement ne peut pas ble de leur refoulement
à ce moment puisqu elles sont, non pas tendnes, mais Sim-
plement flottantes dans le liquide. La seule condition qui
peut les tendre ét: leur permettre de vibrer est le début
de Ja systole, or, celle-ci n’a pas encore commencé, nous
sommes dans la présystole. otre Re l
= Guiteras (1), Bramwell (2), Lees (3), ayant observé que
dans les. exemples qu'ils avaient eus, lautopsie montra
; ms & "était presque Loue la valvule san Ron ieure
l’aorte devait se diriger vers la grande lame
ARR e Ja nie, DATerent que ce courant qu
ve Guitéras. Philade;phia, med. News, novembre 14, 1885. 2, Bramwell. Am. Journal med. Sc. 1888, XCV, p. 238 3, Lees. [d., novembre 1890,
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la diastole ; au contraire il à plutôt une tendance dns
nuer puisque la différence de pression intra-ventriculaire ve
et intra-aortique va en diminuant. $
C’est pourquoi Maguire (1), en présentant deu cas
nouveaux explique le renforcement par l'augmentation des
vibrations de cette lame antérieure de la mitrale sous Pinfluence du courant projeté par la systole de l'oreillette.
Mais, nous l'avons dit plus haut, il ne peut s'agir. de
vibrations sonores d’une valvule relâchée, flottante.
Nous dirons de même pour la théorie de M. Sansom (2).
D’après l’éminent auteur, le courant rétrograde de l'aorte
frappant la grande lame de la mitrale la soulève et pro-
duit ainsi un rétrécissement relatif de l'orifice mitral, - 1 2 : e rétrécissement qui se manifeste par le renforcement du
souffle diastolique quand survient la systole auriculaire.
Fisher (3) qui publie deux autres cas de renforcement du souffle aortique et douze cas de souffle présystolique : avec symphyse du péricarde considère ces souffles comme étant de même origine, et pour les expliquer
offre lopinion qu’ils sont le résultat d'un trouble d’inner-
vation. Quel est ce trouble ? il ne le dit pas. Phear (4) dans sa thèse inaugurale de Cambridge sur
ce sujet, fait de même et groupe tous les cas ensemble
17 cas avec insuffisance aortique.
19 cas avec symphyse du péricarde.