Potain, loc.-cit. p. 117 et Rouchès, Thèse Paris
robe Le claquement d'ouverture quand il est présent estpa- -thognomonique du rétrécissement mitral. PRE l'est dû à l'arrêt brusque de la valvule quand celle- -C est arrivée à la limite de l’écartement de ses segments, arrêt qui produit une tension subite, laquelle se manifeste par les vibrations sonores que l’on entend ; tel le bruit que rénd une pièce d’étoffe que l’on tend subitement entre les doigts. F Ce claquement s'entend après le à bruit j'le distingue du dédoublement de celui-ci par son timbre qui es plus dur ; il est généralement séparé du second bruit par un intervalle plus long que celui qui sépare la chute des sigmoïdes aortiques et pulmonaires ; quand le dédoublement est présent on peut entendre trois bruits se succédant rapidement, le bruit aortique, le bruit pulmonaire puis le claquement d'ouverture. ve Il s’en distmgue encore par son siège qui est à la pointe.
Enfin, le double souffle crural est un indice qu'il ne faut pas négliger. è « Si avec un souffle aortique du res temps fort, dit M. Duroziez, nous trouvons un double souffle crural faïble, nous sommes autorisés à admettre une lésion mitrale qui ne peut être qu'un rétrécissement ». | En somme, plus il y a de signes de rétrécissement mitral plus le diagnostic est certain.
En voici un exemple dans cette observation du profes-
seur Potain :
Henry L..., 35 ans, eatré à l'hôpital de la Charité, salle
Le Bouillaud n° 3, le 27 octobre 1897, avait eu à 18 aus dans le
Loiret la fièvre intermittente pendant six mois; puis en 1883 - avait contracté en Afrique pendant son service militaire un rhumatisme articulaire aigu compliqué d’endocardite à la suite duquel il fut réformé. En 1891 il était entré à l’Hôtel-Dieu pour une fièvre typhoïde ; en 1892 à la Pilié pour une nouvelle at-
teinte de rhumatisme articulaire. Enfin en 1892 et 93 il dut faire deux séjours à l'hôpital en raison de ces troubles cardiaques. Depuis 1895 il est demeuré incapable de travail en raison de l'oppression intense que lui causait tout mouvement et des accès- de douleur sternale à caractères angineux qui lui survenaient souvent la nuit lorsqu'il avait subi quelque fatigue. Pendant toute la durée de sa maladie il n’a jamais eu d'œdème
- et ses fonctions digestives n’ont poinf été troublées, -
# ù Lejour de l'entrée on constate les faits suivants : cœur volu- mineux. La surface de la matité mesure 197 centimètres carrés. La pointe est dans le sixième espace à 7 centimètres au dessous du mamelon dont elle ne dépasse la verticale en dehors que de 2 centimètres et demi. La matité aortique déborde
le bord iroit du sternum de plus de 2 centimètres. A la partie
interne du deuxième espace du côlé droit, dounle souffle dont Ja partie systclique se propage vers la clavicule et la partie diastolique à caractère aspiratif se propage vers la pointe. A
© Ja base le premier bruit aortique retardant un peu sur le pre-