‹ Diagnostic du Cancer du Corps Utérin: En particulier avec les MétritesChapitre 17 sur 47 · PRE ER · texte numérisé non relu

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vations cliniques (obs. XXXII, LXII) Une femme de 51 ans était soignée pour des métrorragies continues. Le curettage et l'examen histologique n'avait montré qu’une muqueuse absolument normale, sans hyperplasie. Cette femme, revue quatre ans après, était en excellente santé et ne perdait plus depuis son Curettage.

Le rôle de l'ovaire, s’il est incontestable pour certains cas, n’explique que quelques-unes des observations. L’hyperplasie existant après la disparition physiologique de l'ovaire et indépendamment des lésions ovariennes.

c) Origine hypophysaire

L'on connaît, depuis déjà quelque temps, le rôle de l’hypophyse dans la physiologie de la vie génitale de la femme ; l’on sait, depuis les travaux de Zondeck, qu'hypophyse et ovaire sont en étroite relation et qu'ils en commandent et régularisent les manifestations actives.

Certains auteurs, allemands et américains, ont donc été amenés à penser que, si l’ovaire ne pouvait être toujours invoqué comme facteur principal de l'hyperplasie, c'était du côté du lobe antérieur de l’hypophyse qu’il fallait rechercher les causes de modification de la muqueuse utérine aboutissant à celle-ci.

Fluhmann avait déjà remarqué qu’au moment de la ménopause il y avait accumulation d’hormone hypophysaire dans le sang.

Mais les expériences les plus précises sont dues à Hofbauer et à Stockard. Stockard s’est attaché à reproduire expérimentalement les lésions d’hyperplasie. Pour ses expériences, il choisit le cobaye, dont la muqueuse utérine est identique à celle de la femme. Il s’est servi, soit d’injections de lobe antérieur d’hypophyse, soit d'extraits glandulaires greffés. L'animal sacrifié, il constata qu'il présentait un gros utérus, légèrement décoloré. Histologiquement, il obtint des lésions manifestes d’hyperplasie glandulaire. La muqueuse était épaissie, les glandes augmentées considérablement de nombre et de volume ; le tissu conjonctif augmenté également en hauteur et en épaisseur, surtout au niveau de la couche basale dont les éléments étaient grossis et plus abondants.

C’est surtout avec les greffes, plutôt qu'avec les injections qu'il put obtenir ces résultats.

Smith Engle se servant de la souris comme animal d'expérience obtint, après des greffes de lobe antérieur, la formation de kyste folliculaire des ovaires.

Hofbauer reprit ces travaux et obtint les mêmes résultats que Stockard, mais, comme les expériences jusque-là se faisaient, l'ovaire étant conservé, pour se mettre dans les conditions de la ménopause, il castre les cobayes auxquels il injecte du lobe antérieur. Les lésions de la muqueuse utérine sont alors difiérentes. Il n’obtient plus de transformations au niveau de la région glandulaire, mais uniquement au niveau de la région basale qui est fortement hyperplasiée.

Hofbauer en conclut que l’hyperplasie utérine est

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