‹ Diagnostic du Cancer du Corps Utérin: En particulier avec les MétritesChapitre 37 sur 47 · PAST · texte numérisé non relu

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général, de faire parler d'eux, ilest admis actuellement que, pour certains d’entre eux, elle accélère leur évolution et coïncide avec l'apparition des complications.

Deux formes sont spécialement difficiles à différencier : l'utérus fibromateux et le polype fibreux.

La fibromatose interstitielle que Pozzi appelait le fibrome à forme métritique et la petite tumeur fibreuse sous-muqueuse se traduisent, il est vrai, par des ménorragies ; mais à la longue la femme perd dans l’intervalle de ses règles et se sont de véritables métrorragies. Le diagnostic ne peut être fait qu'en mettant en évidence un intervalle net séparant deux périodes menstruelles.

En réalité, connaissant les irrégularités des hémorragies du cancer, surtout au début de son évolution, les périodes n’étant plus régulières au moment de la ménopause, il est quelquefois fort difficile de se faire une opinion, n'ayant aucun signe physique pour appuyer le diagnostic.

On a trop tendance, en général à cet âge, à parler d’utérus fibromateux (Monod). L’hystérectomie ne montre souvent qu’un gros utérus blanc, scléreux ; si l’on pratique un examen histologique, on voit que Pozzi avait raison de parler de forme métritique, car les lésions que l’on observe sont souvent des lésions d’hyperplasie glandulaire.

3. L’hyperplasie glandulaire bénigne. A la ménopause, l'ovaire (et sans doute l’hypophyse) semble bien la cause des modifications de la muqueuse qui accompagnent les hémorragies de la ménopause.

Forgues, de Rouville, Cotte, Adler, Schrôder, rat-

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tachent ces troubles anatomiques et cliniques au fonctionnement anormal et désordonné d’une glande qui est sur le point de physiologiquement disparaître.

Si on supprime, par l'opération ou par les rayons X, comme l’a montré Beclère, la glande ovarienne, on voit les hémorragies disparaître complètement sans aucun traitement utérin. C’est bien là la preuve de leur origine.

L'hyperplasie glandulaire est fréquente. Beclère, sur 38 observations, l’a rencontrée dans 48 % des cas. Quénu dans 53 % ; nous même dans 66 %.

Beclère a pu, lui, décrire une symptomatologie qui, lorsqu'elle existe au complet, facilite grandement le diagnostic.

1° Le début est brusque. Une malade jusque-là bien réglée, brusquement « d’un mois à l’autre » commence à présenter des hémorragies.

20 Il existe une période d'aménorrhée qui peut durer deux, trois, quatre mois ; et c’est là un élément de diagnostic essentiel pour différencier ces troubles de ceux qu’engendrent le cancer du corps.

3° Les métrorragies et les périodes d'aménorrhée alternent irrégulièrement. Quand ce tableau clinique est au complet, le diagnostic de troubles ovariens de la ménopause est très probable.

Malheureusement, il ne l’est pas toujours et Beclére ne le trouve que dans 30 %, des cas. Dans tous les autres cas (70 %) les métrorragies ne se présentent pas avec les caractères que nous venons de suivre. Il est indispensable alors pour fixer le diagnostic de faire un curettage et un examen histologique.

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Et Beclère ajoute, même dans le premier cas, lorsque la triade symptomatique est au complet, pour être tout à fait tranquille «il est sage» de faire une exploration et de faire examiner les débris des muqueuses.

4. La tuberculose utérine. C’est une affection très rare, il en existe cependant quelques observations (Delore, Bales). Nous n’y insisterons pas, mais nous reproduisons une très belle observation de notre Maître, où le diagnostic était impossible à faire cliniquement.

Il s'agissait d’une femme de 42 ans venant consulter pour des métrorragies datant de 18 mois.

Elle avait présenté des accidents pulmonaires aigus deux ans auparavant. Les pertes étaient apparues quelques temps après. Elles étaient continues, indolores, rien ne les calmait, ni le repos, ni les traitements proposés. À l'examen, cette femme avait le ventre ballonné, le toucher montrait un col normal, un utérus en bonne position, de volume normal. Les annexes n'étaient pas perçues. Le cul-de-sac droit était légèrement empâté. Le diagnostic restait imprécis. L'intervention pratiquée montra un semis de granulations péritonéales, un peu de pelvi-péritonite séreuse avec quelques laches adhérences. On fit une hystérectomie totale, une castration gauche avec conservation de l’ovaire droit. La pièce montra, à l’union de l’isthme et du corps, une zone fongueuse ulcérée assez superficielle. L'examen anatomo-pathologique répondait tuberculose utérine.

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