‹ Diagnostic et séméologie des maladies tropicalesChapitre 108 sur 194 · COEUR · texte numérisé non relu

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Insolation. — Dans le coup de chaleur et dans l’insolalion, le cœur est souvent animé de mouvements tumultueux, précipités, énergiques et violents. Le pouls, par contre, est petit et rapide (ce n’est qu’au début qu’il est dur et plein, comme dans l’apoplexie), il peut donner jusqu'à 140 pulsations par minute.

Chez les individus qui ont une tare cardiaque, les symptômes <le l’insolation peuvent souvent être rapportés spécialement et •exclusivement au cœur. L’insolalion allée te alors la forme cardiaque ou syncopale; cette forme est rare. Le malade ressent une vive douleur précordiale ; il est pâle, abat tu, angoissé, sans force, avec une sensation de mort prochaine. Le pouls est petit et faible, parfois filiforme. La mort survient par syncope. L'arrêt brusque du cœur chez un cardiaque peut être le premier symptôme de l'insolation; l'individu atteint tombe à terre, loul à coup, parfois au cours d'une conversation (Lacassagne). La mort peut survenir en une ou deux minutes, ou en une ou deux heures, sans que le malade ail repris connaissance.

Dengue; typhus. — La péricardite s’observe parfois dans la dengue; elle est rare dans le l.vphus exanthématique. Dans cette dernière alfection, l’endocardite est également exceptionnelle, mais le myocarde esl souvent atteint de dégénérescence granulo-graisseuse. Celle lésion entraîne une diminution du choc précordial et un affaiblissement du premier bruit. « Dans les cas de guérison, les fonctions cardiaques reprennent ordinairement leur caractère normal avec la convalescence, mais le pouls reste souvent très lent au début. » {Murchison.)

Choléra. — Dans le choléra, à la période algide le cœur faiblit, son impulsion est moins forte. Le choc précordial devient de moins en moins distinct; les bruits deviennent plus sourds, ils s’éloignent et se confondent. Le premier disparaît d’abord (Magendie), le second reste plus longtemps distinct.

Lorsque le malade est arrivé à la dernière période de l’algi- Maladies tropicales. 19

dite, alors que le pouls est liliforme et incomplable, l'auscultation ne permet plus d’entendre qu’un bruit sourd, confus, à peine perceptible. Ce bru i I unique est parfois couvert par un souffle, provoqué vraisemblablement par des caillots intracardiaques.

Ankylostomiase. — Dans l'anémie ankylostomiasique on observe souvent des palpitations de cœur, des souffles anémiques cardiaques ou vasculaires, et quelquefois même, dans les cas graves, du frémissement cataire.

Paludisme. — Dans l’accès de lièvre intermil lente simple, le cœur bat moins fort pendant le slade de frisson; la tension vasculaire est augmentée. L'impulsion cardiaque est au con- I raire forte, pendant le stade de chaleur. Dans certaines formes d'accès pernicieux, les troubles du cœur peuvent prendre une importance capitale, l’accès présentant alors laforme syncopale.

Accès pernicieux à forme syncopale. — Cette forme est souvenl liée à l'accès algide. Au cours de ©et accès, en effet, les battements du cœur faiblissent comme le pouls, ils diminuent d’intensité et cessent progressivement.

D’autres fois, après des accès simples, au cours desquels sont survenues quelques palpitations, accompagnées d’irrégularité des battements du cœur, survient un nouvel accès pendant lequel le malade1 se sent défaillir; il est atteint de verliges, auxquels succède, à l’occasion d'un mouvement, une syncope, qui peut être prolongée ou mortelle.

L'anémie des pays chauds, qui est dans l’immense majorité des cas l'anémie paludéenne, est accompagnée assez souvenl de troubles cardiaques légers, principalement de palpitations. Dans la forme grave de l’anémie paludéenne, la mort peut survenir par syncope, ou par une combinaison d’asthme et d’apnée cardiaque.

Pendant l'accès de lièvre intermittente, on constate souvent des souffles anémiques à la base du cœur, au niveau des gros vaisseaux, du thorax et du cou. M. Rauzier a signalé un souille

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