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DOULEURS HÉPATIQUES

L’augmentation de volume du foie s’accompagne souvent de douleurs qui ont, une intensité variable. 11 peut y avoir seulement une sensation de pesanteur et de gène, semblable à celle que l’on observe pendant la digestion d’un repas copieux. Dans d’autres cas, la douleur peut être gravalive, et revêtir le caractère d’un point de côté, sensible à la pression et à la percussion et exaspéré par les mouvements du diaphragme. Le malade prend alors une position caractéristique; il est

ICTÈRE

couché sur lu côté droit, les jambes à demi lléchies, il respire avec son côté gauche, le moins fort possible, en immobilisant sur le lit, de tout son poids, le côté douloureux.

Lorsque la douleur est peu marquée, on peut la réveiller en déprimant brusquement avec les doigts la paroi abdominale immédiatement en dessous des fausses côtes dans l’hypocondre droit.

Douleurs irradiées. — Comme la colique hépatique, la congestion du foie s’accompagne de douleurs irradiées le plus souvent sourdes, n’ayant pas de caractère paroxystique. Ces douleurs siègent à l’épaule en avant, au niveau de l'insertion claviculaire du deltoïde, parfois un peu en dedans, au niveau de l’insertion du grand pectoral, à quelques centimètres en dessous de la partie moyenne de la clavicule. H n’est pas rare de constater aussi la présence d’un point douloureux en arrière au niveau du bord supérieur de l’omoplate ; c’est le point sus-scapulaire. Il y a également quelquefois un point douloureux acromial. Exceptionnellement les douleurs s’irradient en haut vers le cou, ou vers le bras et la main.

Dans l’abcès du foie, Bertrand et Fontan ont décrit la douleur en bretelle , caractérisée par des sensations douloureuses, occupant un trajet ininterrompu depuis le foie jusqu'à la clavicule.

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