URINES DANS LA DENGUE
Pendant la fi è v r e.
Pendant
l’éruption.
Urée
Acide urique
Sels et matières organiques.
Eau
Pendant la période fébrile, l’extrait sec que contient l’urine est à peu près deux fois plus abondant que celui qu’elle contient pendant la période d’éruption; P albuminurie est très rare.
Paludisme. — La quantité îles urines émises pendant, l’accès est variable. Il peut y avoir oligurie et même anurie, mais en général au début (stade de frisson) et après l'accèsde lièvre intermittente il existe un certain degré de polyurie. La réaction est acide, normale. L’urée, comme dans toutes les fièvres, est augmentée, mais il n’y a aucun rapport quantitatif
URINES
ont re cette augmentation et l'élévation de la température. L’azolui'ie débute immédiatenjent avant l’accès ; (die se montre même chez des individus chez lesquels l’intermittence a été interrompue par la quinine le jour où l’accès devait avoir lieu. C’est pendant la période de frisson que le taux de l’urée atteint son maximum. La quantité d’acide urique éliminée n'est pas augmentée ; par contre, les chlorures et les sulfates se retrouvent en plus grande abondance qu’à l'état normal dans les urines pendant l’accès, les phosphates diminuent. L’albuminurie et la glycosurie passagères, et plus exceptionnellement la peptonurie, peuvent être observées. Pendant le stade de chaleur, l’urine est rare et brûlante. Elle est au contraire abondante et laisse déposer de l’acide urique et des urates pendant le stade de sueur.
Fièvre bilieuse hémoglobinurique . — Le frisson, l’ictère, les urines rouges constituent les signes du début de la fièvre bilieuse hémoglobinurique. La quantité des urines est généralement diminuée, et cette diminution de la sécrétion s'accentue avec les phénomènes graves qui surviennent peu de temps avant la mort. Corre a cependant observé un cas fatal dans lequel la polyurie fut extrêmement abondante. Lorsque, à l’approche de la mort, la sécrétion urinaire se tarit, les quelques gouttes d’urine que contient la vessie sont souvent décolorées et contiennent de l’albumine. L’oliguric est moins accentuée dans les cas légers que dans les cas graves.
L’émission des urines rouges constitue assez souvent le premier phénomène de l’accès; le malade constate qu’il urine du sang sans avoir éprouvé autre chose que quelques malaises. Les urines, d’abord rouge clair, passent au rouge brun ou au brun noir après le frisson.
Les urines malaga pourraient être confondues avec des urines fortement ictériqties. Corre recommande, pour éviter cette erreur, de tremper du papier à filtrer blanc dans l’urine suspecte et d’examiner la coloration. 11 se forme, dans le cas où l’urine contient du sang ou de l’hémoglobine, un liséré
net rose ou rouge, d’une coloration plus intense que celle delà. zone trempée dans l'urine et qui sépare celle zone du reste du papier. Dans l’urine ictérique, le liséré est à peine marqué; il a presque la môme nuance que la zone colorée, Irempéc dans l’urine bilieuse.
Dans les cas légers l’urine, ma-laga au début, se décolore progressivement, en passant par une teinte jaune, à reliai» dichroïques rougeâtres ou verdâtres, rappelant le cidre doux (Corre), puis elle reprend sa couleur normale en vingt-quatre ou trente-six heures. Môme dans les cas graves, lorsque la maladie dure plus de huit jours les urines sont décolorées au moment de la mort; il peut y avoir des retours passagers à la coloration rouge, retours qui s’accompagnent parfois de légers frissons.
Les urines de l’accès bilieux hémoglobinurique sont en général acides; leur densité csl augmentée pendant la période de coloration, diminuée après cetle période. Le taux de l’urée, des sulfates et des chlorures, est abaissé au-dessous de la normale. Le chlorure de sodium, pour Louvet, est réduit au sixième de sa proportion normale. La quantité des phosphates éliminés est au contraire augmentée.
Dans la lièvre bilieuse hémoglobinurique, l’urine, lorsqu’on la laisse déposer dans un verre conique, se divise en deux parties. La couche supérieure a la teinte du porto rouge. La couche inférieure, qui occupe la moitié ou le tiers inférieur du verre, est d'un brun gris. Cette dernière contient, entre autres éléments figurés, une matière granuleuse, des tubes hyalins, de l’épithélium vésical et rénal et des cylindres. 11 n'y a qu’ exceptionnellement des hématies, en quantité très minime, et cm tout cas hors de proportion avec la coloration des urines.
En même temps que l’hémoglobine, les urines rouges renferment de la sérum-globuline et se coagulent en masse par la chaleur; l’albumine persiste après la disparition de l’hémoglobine. Louvet a constaté dans ces urines la présence de l’indican et de l’oxalate de chaux.
URINES
Maladie du sommeil. — Pendant la dernière période de la maladie du sommeil, les malades boivent peu et urinent abondamment. Leurs urines sont de densité et de réaction à peu près normales; Purée y est diminuée, ainsi que l’acide