TROUBLES DES RÉFLEXES
L’étude des réflexes dans les maladies spéciales aux pays chauds n’a qu’un intérêt limité, car ce n’est guère que dans le béribéri, la maladie du sommeil, la lèpre et le lathyrisme que l’état des réflexes doit être recherché.
Lèpre. — Dans la lèpre, les réflexes tendineux sont quelquefois exagérés. Ils sont le plus souvent diminués.
Béribéri. — Dans le béribéri, d’après la plupart des auteurs, le réflexe rotulien est toujours aboli, dans les cas où les phénomènes paralytiques sont prononcés. Le signe de Westphal (abolition du réflexe rotulien) peut cependant être précoce, se montrant quelques jours après l’apparition de la maladie, et ne disparaître que longtemps après les autres symptômes.
On admet généralement que les autres réflexes sont diminués; cependant, pour Scheube, les réflexes cutanés (réflexe crémastérien et réflexe cutané abdominal) sont généralement, normaux ; ce n’est que par exception qu’on les trouve soiL augmentés, soif diminués.
TROUBLES NERVEUX
Dans les formes à marche aiguë, et aussi pendant la convalescence, de nombreux auteurs ont signalé l’exagération •des réflexes.
Maladie du sommeil. — Dans la maladie du sommeil, les réflexes tendineux sont exagérés; les réflexes superficiels peuvent être diminués ou abolis, ainsi que nous l’avons observé.
Lathyrisme. — Dans le lathyrisme, les réflexes cutanés des jambes sont ou augmentés ou diminués; les réflexes tendineux .sont toujours très considérablement augmentés.