TROUBLES VASO-MOTEURS
On observe des troubles vaso-moteurs dans le béribéri, la lèpre, le paludisme, l’aïnhum et la pellagre (1).
Béribéri. — Les œdèmes du tissu cellulaire sous-cutané dans le béribéri doivent être rattachés aux troubles vasomoteurs; il en est de même de l’œdème aigu du poumon
(1) Dans la dengue, d'après Corre, l'éruption serait sous la dépendance des nerfs cutanés et reliée aux phénomènes douloureux (Voy. art. Peau).
qu’on observe dans la forme aiguë pernicieuse de cette affection. D’après Glogner, il y aurait également dans le béribéri de la paralysie vaso-motrice des capillaires de la peau ou des muscles sous-jacents. D’après cèt auteur, on observerait en effet un abaissement de la température de la peau comparativement à la température rectale.
Paludisme. — Dans le paludisme, les troubles vasomoteurs se manifestent par des œdèmes, de la cyanose et de la gangrène. Nous renvoyons le lecteur aces différents chapitres. L’asphyxie locale des extrémités peut apparaître au moment des accès de fièvre et disparaître ensuite; elle peut aussi être permanente.
Aïnhum. — Dans l’aïnhum, on observe, concurremment avec des troubles trophiques variés (peau épaissie, chagrinée, squameuse), des troubles vaso-moteurs (cyanose).
Lèpre. — Dans la lèpre, la cyanose accompagne souvent les lésions tuberculeuses et les infiltrations lépreuses de la peau. En dehors de ces cas très communs, ori peut également ■observer, chez des lépreux atteints de lèpre à forme nerveuse, de la cyanose de certaines régions tégumentaires, pouvant, avec l’anesthésie, constituer les seuls symptômes de la maladie.
Pellagre. — Dans la pellagre, les capillaires cutanés sont contractés dès le début; la peau est pâle, et sa température est abaissée. Les malades éprouvent une sensation de froid. Plus lard, il y a vaso-dilatation paralytique des capil laires et des veines. L’œdème n’est pas rare.