TECHNIQUE DE LA PONCTION LOMBAIRE
Le cylo-diagnostic du liquide céphalo-rachidien, ainsi que nous venons de le voir, a une certaine importance en médecine tropicale, en particulier dans la maladie du sommeil dans laquelle il pourra permettre de faire un diagnostic précoce, même- dans des régions où l'affection n’est pas endémique. 11 pourra aussi être utile dans le diagnostic de l’insolation. La généralisation de ce procédé rendra peut-être, dans d'autres maladies, des services signalés. Nous allons donc résumer en quelques lignes la technique de la ponction lombaire.
A. Instruments. — Il est indispensable d'avoir à sa disposition deux ou trois aiguilles en platine iridié, c’est-à-dire facilement stérilisables, du modèle de Tuilier, par exemple, ou même d’un calibre un peu plus fort, taillées à biseau court, et ayant une longueur de 8 à 10 centimètres environ (1). A chaque aiguille doit être joint un lil rigide, un ringard, passant dans la lumière de l'instrument et plus long que lui de 2 à 3 centimètres. Ce lil servira souvent à désobstruer la lumière de l’aiguille quand elle aura pénétré dans le canal rachidien.
B. Position du malade. — Celle que nous recommandons esl le déeubilus latéral droit, le malade faisant le gros dos, les genoux remontés le plus près possible du menton. Il faut lui recommander de ne pas bouger, surtout au moment où l’ai-
(1) A défaut d’aiguilles de ce genre, auxquelles quelques praticiens reprochent d'ailleurs de n être pas assez résistantes et de s’émousser facilement, on pourra se servir des aiguilles ordinaires des aspirateurs, à la condition d’en faire bouillir à l'avance cinq à six et de changer d'aiguill.c si l’on manque l'interstice vertébral et si l’on retire son aiguille pour recommencer.
guillo pénètre, pour éviter le faussage de l’instrument et Je rapprochement des lames vertébrales.
La peau de la région sera soigneusement aseptisée.
G. Points de repère. — Une ligne horizontale joignant les
Fig. 83. — Points de repère pour la ponction lombaire.
deux épines iliaques postérieures coupe la quatrième apophyse épineuse lombaire. 11 faut, avec les doigts, bien sentir cette apophyse et piquer immédiatement < n dessous, en plein sur ht ligne médiane ou un peu latéralement (Pig. 83), l'aiguille dirigée perpendiculairement à la direction de la colonne vertébrale, c’est-à-dire d’arrière en avant, mais légèrement en haut pour éviter de buter sur les lames vertébrales.
On perce successivement la peau, le tissu cellulaire sous-