‹ Diagnostic et séméologie des maladies tropicalesChapitre 167 sur 194 · IG I · texte numérisé non relu

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des gangrènes eu Lan ces dans la cachexie palustre; elles siègent, d’après ces auteurs, au tronc, aux membres, au scrotum ou sur le prépuce : elles peuvent être très étendues el multiples. Chez certains cachludéctiques parons, une opération chirurgicale, l’exposition au lroid, ou meme un léger traumatisme peuvent en amener la production.

On peut également, d’après les mêmes auteurs, observer du noma et de la gangrène des extrémités dans la cachexie paludéenne.

Choléra. — Dans le choléra, on peut observer, dans les formes très graves, des gangrènes cutanées, siégeant parfois aux extrémités, sous forme de gangrène sèche symétrique. Ces accidents s’observent lors de la période de réaction ou pendant la convalescence.

Fièvre jaune. — Dans la lièvre jaune, il n’est pas rare d’observer des plaques de gangrène siégeant au niveau des organes génitaux, scrotum, prépuce, vulve. Ces plaques gangreneuses, qui se montrent à la période hémorragique de la maladie, se rencontrent presque toujours dans quelques cas au cours d’une épidémie. Elles se retrouvent, quoique plus rarement, dans la fièvre jaune, sur les autres parties du corps, ainsi que l’a observé Ceforl f'i la Martinique en 1887.

Spotted fever. — Dans les cas graves de spotled lever, des nécroses cutanées se produisent également ; elles siègent d’habitude au niveau des doigts ou des orteils ou sur les organes génitaux.

Typhus exanthématique. — Dans le typhus, on peut aussi rencontrer des plaques gangreneuses sur les organes génitaux ou sur d’autres parties du corps.

Fièvre japonaise de rivière. — La fièvre japonaise de rivière est caractérisée, dès le début des symptômes d invasion, fièvre, céphalalgie, anorexie, etc., par la production, généralement aux membres, d’une ou de plusieurs petites escarres, de 2 à 4 millimètres de diamètre, accompagnées d'engorgement douloureux des ganglions correspondants de

SEMEIOLOGIE DES MALADIES TUOIMCALES.

l’aine ou de l'aisselle. La chu le de l'escarre se produit au bout de quinze jours environ, laissant à sa place un ulcère.

Lèpre. — La nécrose et la gangrène s’observent dans la lèpre et, dans celle affection, siègent au niveau des articulations de la main ou à la plante du pied. Elles constituent ce qu’on appelle les maux perforants.

Atriplicisme . — Dans l’alriplicismo, on observe aussi des gangrènes cutanées.

Piqûres de poissons venimeux. — Des nécroses peuvent encore se produire à la suite de la piqûre par les épines en rapport avec des glandes à venin, que présentent sur leurs nageoires certains poissons des mers de l'Europe, de l’Ouest africain, de l’océan Indien, de la Polynésie et du Japon. Ces gangrènes se terminent par ulcération.

Injections de quinine. — Les injections de quinine, lorsqu’elles sont mal faites, peuvent enfin provoquer des plaques gangreneuses avec élimination d’un sphacèle. Cela se produit lorsque, au lieu d’enfoncer jusqu’au bout l’aiguille delà seringue, on l’enfonce insuffisamment ou trop obliquement. L’injection est douloureuse et le liquide est difficilement chassé par le piston: c’est que la solution est alors poussée dans le derme au lieu d’être introduite dans le tissu sous-cutané. De semblables injections sont toujours suivies de sphacèles plus ou moins étendus, et d’ulcération.

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