RÉACTIONS INFLAMMATOIRES DANS LES PYREXIES DES PAYS CHAUDS
Dans les maladies des pays chauds, les manifestations morbides portant sur les séreuses n’ont, en dehors de la filariose (dans laquelle il existe des épanchements d’une nature spéciale), qu’une importance secondaire.
Les séreuses 'peuvent être le siège d’inflammations de voisinage, comme par exemple dans les abcès du foie, au cours desquels on observe des péritonites, des pleurésies et même des péricardites par propagation. Les péritonites localisées (périsplénite et péri hépatite)' que l'on rencontre si fréquemment dans le paludisme ressortissent des lésions du foie mt de la rate et rentrent dans la même catégorie.
En dehors de ces cas, il peut survenir, au cours de certaines maladies tropicales, des inflammations des séreuses, mais elles n'ont que peu d’importance et sont fréquemment des trouvailles d’autopsie.
Plèvre. — Dans le paludisme aigu, 1rs accès peuvent être accompagnés d’inflammations des séreuses. Mahéo et Stein ont signalé plusieurs cas d’accès paludéens à forme pleurétique accompagnés de dyspnée.
Dans le paludisme chronique, les plèvres peuvent présenter des réactions inflammatoires de voisinage à la suite de périliépalite.Dans ces cas on pourra observer la production d’exsudats fibrineux et d'adhérences du péritoine au niveau du foie •ot de la rate.
SEREUSES.
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Dans la dengue, plus rarement dans le typhus, la pleurésie ■est une complication assez fréquente. C’est une pleurésie sèche ou accompagnée d'épanchement.
Dans l'insolation, les plèvres présentent toujours des lésions (ecchymoses sous-pleurales).
Péricarde. — Le péricarde est également atteint dans le coup de chaleur (ecchymoses sous-péricardiques).
La péricardite, sèche ou avec épanchement, se rencontrer à titre de complication dans la fièvre de Malte (Hughes), dans la dengue et dans la lièvre jaune.
Péritoine. — Nous avons signalé plus haut les péritonites localisées qu’entraînent, dans le paludisme, les lésions du foie et de la rate. Ce retentissement sur la séreuse abdominale se traduit par des douleurs au niveau des hypocondres, mais surtout à gauche. Toutes les fois que chez un paludéen il y a des douleurs soif spontanées, soit provoquées, au niveau de la rate, on peut affirmer qu’il y a périsplénite.
Méninges. — Dans les accès pernicieux à forme cérébrale, les méninges sont injectées et la pie-mère présente quelquefois un aspect laiteux dù à une infiltration leucocytaire.
Les mêmes lésions méningées se retrouvent chez les malades, atteints de la maladie du sommeil.