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SÉREUSES

On n’examine au point de vue cytologique que les épanchements transparents ou faiblement louches ou hématiques. Les épanchements franchement hématiques ressortissent au domaine de l'hématologie et les épanchements purulents à celui de la bactériologie.

Pour examiner au point de vue cytologique un liquide d'épanchement, on le recueille par ponction, et, comme ces liquides renferment un assez petit nombre de cellules, il est bon de s’en procurer au moins 2 à 5 centimètres cubes et de défibriner immédiatement en agitant dans un flacon en verre épais avec des perles de verre. Le liquide défibriné est ensuite centrifugé avec le petit appareil de Krause, et le dépôt examiné après décantation du liquide surnageant. La technique de la coloration des cellules leucocytaires ayant déjà été décrite, nous n'y reviendrons pas; on colorera ainsi qu’il a été indiqué, soit par l hématéine-éosine, soit par le réactif triacide d'Ehrlich.

La lymphocytose ou prédominance dos lymphocytes, pouvant aller jusqu'à 93 p. 100, dans les épanchements des séreuses ou dans le liquide céphalo-rachidien, indique une lésion tuberculeuse, ou bien encore, en ce qui concerne le liquide céphalo-rachidien seulement, une lésion relevant de la syphilis, du tahes, ou de la paralysie générale.

Dans les tuberculoses anciennes, par suite des infections secondaires, ainsi que dans les affections aiguës non tuberculeuses, il y a polynucléose, c’est-à-dire prédominance dans les sérosités des polynucléaires.

Dans les cas de lésions mécaniques, pleurésie ou hydrocèle essentielle par transsudâtion sans infection, on rencontre surtout dans les liquides des cellules endothéliales avec quelques cellules blanches dont la signification est nulle.

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