‹ Diagnostic et séméologie des maladies tropicalesChapitre 186 sur 194 · ARTICULATIONS · texte numérisé non relu

ARTICULATIONS

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atteints. Les douleurs articulaires sont quelquefois mobiles, passant assez rapidement d'une jointure à l’autre. Leur intensité est variable : elle va du simple engourdissement à la douleur la plus vive, comparable à celle du rhumatisme articulaire aigu, arrachant des cris de souffrance aux malades, à l’occasion du plus petit mouvement. Aux Antilles, ce sont principalement les petites articulations; en Syrie ce sont les genoux et les coudes qui sont atteints. Dans certaines épidémies, la tuméfaction et la chaleur péri-articulaires peuvent faire défaut.

Dysenterie. — Le pseudo-rhumatisme dysentérique n’est pas absolument rare. D’après Kelsch et Kiencr, il existerait une fois sur trente-huit cas. Les arlhropalhies dysentériques peuvent se manifester à n'importe quelle époque de la maladie, soit au début, soit à la période d'étal, mais on les observe surtout pendant la convalescence. Le pseudo-rhumatisme peut frapper simultanément plusieurs articulations ou, au contraire, rester localisé à une ou deux grandes jointures, aux genoux par exemple.

Lorsqu’il frappe plusieurs articulations, il est ordinairement bénin. 11 est beaucoup plus tenace, et peut durer un ou deux mois, lorsqu’il est monoarticulaire. Les articulations atteintes sont douloureuses et tuméfiées, fl est rare que l'on constate des épanchements inlra-articulaires, sauf dans le genou.

Fièvre récurrente. — Dans la lièvre récurrente, on observe assez fréquemment des arthralgies, rarement accompagnées de rougeur ou de tuméfaction des jointures atteintes. Les douleurs siègent le plus souvent aux grosses articulations. Parfois légères, elles peuvent dans certains cas être très marquées. Elles apparaissent pendant 1 accès et se prolongent assez fréquemment pendant la période d apyrexie. Souvent des douleurs musculaires les accompagnent.

Fièvre de Malte. — Des fluxions articulaires erratiques se montrent souvent au cours de ta période d'état dans la lièvre de Malle. Elles constituent presque une des caractéristiques

<lo la maladie. Un jour un genou est tuméfié, rouge et sensible; le lendemain, c’est une autre jointure qui est prise; et, successivement, toutes les articulations. Ce pseudo-rhumal.isnïe est d’intensité variable, tantôt très douloureux, tantôt léger et bénin.

Verruga. — Il existe dans la verruga des douleurs articulaires, métastatiques, qui ne sont presque jamais accompagnées de tuméfaction ni de rougeur. Elles siègent indifféremment sur les grandes et les petites articulations.

Pian. — Le début de l’éruption pianique est annoncé par des malaises et des douleurs rhumatoïdes. Ces douleurs, qui se rapprochent beaucoup des douleurs ostéoeopes de la syphilis, siègent dans les articulations, aussi bien qu’au niveau de la diaphyse des os longs, et s’exaspèrent pendant la nuit.

Béribéri. — Dans certaines épidémies de béribéri, les malades se plaignent de douleurs conluses grava tivés au niveau des articulations. Ces douleurs, qui peuvent siinul» r le rhumatisme, ne s’accompagnent jamais de tuméfaction ni d'hyperthermie localisée à la jointure douloureuse.

Scheuhe cependant a signalé, comme troubles trophiques, peu fréquents il est vrai, dans le béribéri, de véritables arthrites, qui seraient toujours, d’après cet auteur, monoarticulaires.

Fièvre jaune. — Dans la fièvre jaune, en dehors de la rachialgie (coup de barre) et des douleurs musculaires, on observe souvent des douleurs articulaires.

Paludisme. — La malaria réveille parfois des manifestations arthritiques chez les rhumatisants (Corre).

Filariose. — Dans certains cas de lilariose, les articulations soid, atteintes et la maladie peut affecter les allures d'un rhumatisme articulaire aigu. Maitland a publié cinq cas de synovite aiguë du genou coïncidant avec de la lilariose. Pour cet auteur, il y a relation de cause à effet, vu la fréquence de cette manifestation articulaire chez les malades atteints dofilariose.

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