ORGANES GÉNITAUX
11 existe trois maladies des pays chauds dans lesquelles les. organes génitaux sonl plus particulièrement atteints. Ce sont : la lèpre, l’éléphantiasis des Arabes et le granulome ulcéreux des parties génitales. En dehors de ces trois affections, que nous décrirons à part, les manifestations morbides portant sur l’appareil génital diffèrent peu de celles que l'on observe dans les pays tempérés.
Les indigènes pratiquent presque tous la circoncision. C’est d’ailleurs une opération très recommandable, que l’on regrette de ne pas voir pratiquée chez les populations créoles, •chez lesquelles les hommes sonl toujours porteurs de phimosis congénitaux, amenant des infections fréquentes du -cul-de-sac balano-préputial. Pendant noire séjour à la Martinique, nous avons été amené à faire de nombreuses circoncisions chez des engagés volontaires, afin d’éviter chez eux -des infections à répétition (T).
L’absence d’une police des mœurs dans la plupart de nos colonies intertropicales fait que les maladies vénériennes y sont très communes. La fréquence de l uréthrile chronique suffit pour expliquer la grande quantité des orchites et des hydrocèles que présentent les indigènes, sans qu’il soit besoin
(1) Certaines peuplades, et nous avons rencontré cette coutume au Soudan lrançais, pratiquent une sorte de circoncision chez les petites filles ; l’opération consiste à exciser en partie les petites lèvres et le clitoris. L’excision des petites lèvres se comprend dans un pays où elles atteignent souvent des dimensions exagérées. Quant à l’excision du clitoris, ce serait, d’après les indigènes, une garantie de bonne conduite pour l’avenir.
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SÉMÉIOLOGIE DES MALADIES TIUJPICALES.
d invoquer, comme le fait Corn1., une congestion chronique des organes par suite d'une excitation climatique.
La syphilis est 1res fréquente et la chancrelle amène, chez un très grand nombre de malades, des suppurations interminables des ganglions inguinaux.
A coté des affections purement vénériennes, nous signalerons les localisations génitales suivantes spéciales à certaines maladies des pays chauds.
Uréthrites. — On a constaté, au cours d’accès paludéens, des écoulements muqueux ou muco-purulenls, chez l’homme. Ces écoulements ont paru être justiciables de la quinine, et on les a décrits sous le nom < Vuréthrite paludéenne. Le manque d'examen bactériologique avec constatation de l'absence des gonocoques ne permet pas d'admettre sans réserve leur origine paludéenne.
Dans la bilharziose, le catarrhe de la vessie, la présence du salde et des calculs vésicaux qui se produisent au sein de burine hémato-purulente, occasionnent souvent des (islules urinaires (périnéales, scrolales, pénicnnes), succédant à des phlegmons péri-urétraux. il y a souvent plusieurs fistules chez le même individu.
Les rétrécissements de l’urètre sont rares et toujours consécutifs à des fistules.
Chez la femme, la sortie par la voie vaginale des œufs munis d’un éperon de la Bilharzia hematobia occasionne des écoulements de mucosités mélangées de sang. L’effraction répétée de la muqueuse vaginale amène le plus souvent une vaginite chronique par suite d infections secondaires.
Orchites. — Chez l'adulte, Charvot, Magnàmi, Martin et Planté ont signalé des orchites et des épididymites paludéennes; nous-inème avons observé à la Martinique un cas d’orchite fébrile qui guérit en quelques heures par le repos et l'administration de la quinine.
L’origine paludéenne de ces orchites est très discutée. Certains auteurs prétendent que le repos seul agit dans ces