PNEUMONIE L)E LA BASE
Prédominante ou limitée à la région du l'oie.
Matité invariable quelle que soit l’altitude.
Diminution du bruit respiratoire.
Douleur localisée à l’hypocondre.
Avec irradiation sympathique à l’épaule droite.
Décubitus dorsal ou opposé au côté du lobe affecté.
Plus généralisée et s’étendant au côté droit de la poitrine.
Matité souvent variable avec l’attitude.
Diminution ou disparition du bruit respiratoire, souffle.
Douleur répondant le plus souvent à la région mammaire.
Susceptible de s’étendre à tout le côté de la poitrine. Sans irradiation sympathique à l’épaule, excepté dans le cas de pleurésie diaphragmati-
Un frisson intense au début.
Fièvre intense à cycle défini.
Déformation thoracique à peine appréciable ou nulle.
Matité fixe, répondant à la portion inférieure du poumon.
Souffles et râles caractéristiques.
Douleur ordinairement localisée au niveau ou un peu en dehors du mamelon.
Susceptible de s’étendre à tout le côté de la poitrine. Sansirradiation sympathique à l’épaule.
que.
Décubitus dorsal ou répondant au côté malade, après disparition des premiers symptômes d’acuité.
Les symptômes thoraciques, résultant, de l’ouverture d'un abcès du l’oie dans les bronches, symptômes consistant en expectoration purulente accompagnée de fièvre, amaigrissement et cachexie, peuvent faire croire à la tuberculose pulmonaire. L’analyse bactériologique des crachats permettra d’éviter facilement cette erreur. Lorsqu’il existe une collection purulente dans la cage thoracique, et qu’on y a enfoncé
le trocart, avant même que le pus ne s’écoule, on peut, savoir si l’abcès ponctionné est sus ou sous-diaphragmatique, par
c’est qu’il est dans un organe sous-jacent au diaphragme. Il est immobile dans le cas contraire, c’est-à-dire s’il est dans la plèvre. De même, l’inspiration provoquera un écoulement plus abondant du pus dans le cas de collection sous-phrénique. Pendant l’expiration le liquide coule moins fort ou l’écoulement s’arrête. Exception est faite à celle règle lorsque l’abcès du foie est ouvert dans les bronches.
Au lieu de se développer vers le thorax, l’abcès du foie peut se développer vers la région abdominale. Les abcès et phlegmons de la paroi abdominale du grand droit ont été souvent pris, surtout chez des dysentériques, pour des suppurations inlra-hépatiques (Broca, Segond, Schwartz). Ils donnent lieu à de la sensibilité locale, à des troubles de la fonction hépatique, à de la diarrhée, comme s’il s’agissait d'un abcès du foie. Un kyste hydatique suppuré, une cholécystite calculeuse suppurée, peuvent également en imposer pour un abcès du foie. Mais les accidents de lithiase, qui ont précédé ou qui coexistent avec la cholécystite, et le siège spécial de la douleur dans cette dernière affection feront éviter l’erreur.
Enfin, lorsque l'abcès du foie se développe du côté de la région lombaire, il pourra être pris pour un abcès du rein, pour un phlegmon périnéphréLique, ou même pour de l'hydronéphrose ou de la pyonéphrose.
La marche de la température dans l’abcès du foie n’a rien de caractéristique. Tantôt la suppuration s’annonce par de violents accès de lièvre, tantôt par des petits frissons répétés. D’autres fois, le début est absolument insidieux. Le type de la lièvre peut être intermittent, rémittent ou continu (I).
(1) L’examen hématologique pourra donner des renseignements utiles. On trouvera, comme dans toutes les suppurations, une polynucléose marquée.
DIAGNOSTIC DES ABCÈS DU FOIE
Siège de /.'abcès. — Le diagnostic du siège de la collection purulente est, dans bien des cas, hérissé de difficultés, et ce n’est qu'après des ponctions répétées que l’on tombe sur la poche de l'abcès. Ce n’est que lorsque, par son volume, il a déterminé une voussure manifeste qu'on peut le ponctionner à coup sûr: on passe souvent à côté d’abcès qui existent manifestement, et cela même après laparotomie.
Dans 8ü des cas sur 100 l’abcès du foie siège au lobe droit (Corre).
C'est l'abcès de la face convexe, qui donne les symptômes les plus nets. Il est accompagné généralement d’une douleur vive, superficielle. La douleur d’épaule est presque constante: la respiration est pénible, gênée par la douleur. L’ictère est très rare. La percussion permet de constater une augmentation de la matité hépatique en dessous et en dessus de ses limites ordinaires. Le décubitus latéral droit est impossible : le malade est ordinairement couché sur le dos.
La douleur esL moins intense dans l’abcès die la face concave. Son siège est sur un point du rebord des fausses côtes, de l’épigastre à l’hypocondre. La gêne de la respiration est moins forte que dans l'abcès de la face convexe; la douleur n’est réveillée que par de fortes inspirations. L’ictère est assez fréquent, mais non constant. Le décubitus latéral gauche est impossible; le malade est couché sur le dos.
L’abcès central tient le milieu entre les deux. C’est celui dont le diagnostic est le plus délicat. II peut rester absolument latent. D’après Dulroulau, l’ictère est plus fréquent et les troubles de l’estomac sont plus marqués. « La douleur est souvent vague, profonde, difficile à atteindre par la pression, accompagnée pourtant de gêne de respiration et assez souvent de douleur d’épaule. »
A ombre des abcès. — Le diagnostic du nombre* des abcès est important au poinL de vue du pronostic et du traitement : mais il est extrêmement difficile, peut-être plus encore que le diagnostic du siège.
Chez les dysentériques, on doit songer à lu multiplicité des abcès. S’il y a des bosselures en divers points du foie, cela est une présomption d’abcès multiples.
Les symptômes d’hecticité continuant à se manifester après l'ouverture et le drainage d’une collection purulente inlrahépatique, sont une preuve qu’il existe d’autres poches purulentes dans le foie.
Le, volume du foie abcédé indiquera le volume de l’abcès lui-même. Ce sont les abcès du lobe droit qui sont de beaucoup les plus fréquents et les plus volumineux.