‹ Diagnostic et séméologie des maladies tropicalesChapitre 71 sur 194 · DIAGNOSTIC DU P.OUTON D’ORIENT · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC DU P.OUTON D’ORIENT

11 y a adénopathie, primitivement correspondante à des éléments pianiques isolés : plus tard l’engorgement ganglionnaire est généralisé.

L’éruption pianique dure environ six semaines; elle est suivie d’achromie ou d’hyperchromie tégumentaires. Il peut aussi se produire plusieurs poussées successives, précédées de réaction générale.

Une première atteinte de pian semble conférer l'immunité, et les indigènes favorisent souvent le développement de l'affection chez leurs enfants.

Diagnostic différentiel. — Le pian a de nombreux points de ressemblance avec la syphilis : douleurs ostéocopes, céphalée, action thérapeutique très active du mercure et de l’iodure de potassium. Il s’en différencie par les caractères suivants : dans le pian on n’observe pas d’accident initial semblable au chancre, et les muqueuses sont toujours respectées; l’élément pianique serait, d’après certains auteurs, réinoculable sur le malade. Enfin une atteinte de pian n’empêcherait pas de contracter la syphilis (1).

Le pian se différenciera facilement du bouton d’Orient qui ne présente pas de symptômes initiaux caractéristiques.

Il se distinguera également de la verruga, qui envahit les muqueuses et présente une tendance hémorragique que l’on ne rencontre jamais dans le pian.

Page 1