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DIAGNOSTIC DU BOUTON D’ORIENT

Les bords de l'ulcère sont verticaux, taillés à pic; ils sont infiltrés àleur base de granulations blanchâtres, dures et indolores.

Les boulons sont généralement peu nombreux sur le même individu : le plus souvent il n'y en a qu'un ; on peut en rencontrer trois, quatre et jusqu’à douze. Weber signale un cas dans lequel il en a constaté quarante-trois.

L’évolution des granulomes dure environ une année, d’où le nom de bouton d’un an qui leur a été donné.

Ils siègent d’babitude sur les parties découvertes, à la face, aux mains, aux pieds, aux bras et aux. jambes. En Orient ils sont surtout fréquents à la face. En Algérie on les rencontre plutôt sur les membres. Une première atteinte conférant l'immunité, les Orientaux ont assez souvent pratiqué l’inoculation du bouton d’Orient afin d’éviter les cicatrices sur la face. Les cicatrices que laisse lé boulon d'Orient sont acbromiques ou pigmentées, déprimées, et elles renferment des brides cicatricielles rétractiles souvent rayonnantes, qui les plissent légèrement.

Diagnostic différentiel. — Le bouton d'Orient se confondra difficilement avec une autre lésion cutanée. Le papillome du pian peut jusqu’à un certain point lui être comparé, mais on ne retrouve pas dans le bouton d'Orient les phénomènes généraux qui précèdent l’éruption pianiqueet, d’un autre côté, les papillomes du pian existent habituellement en très grand nombre, alors que, presque toujours, les boutons d'Orient sont ou uniques ou peu nombreux.

Le diagnostic d’avec certaines tuberculoses cutanées pourra être assez délicat. On s’appuiera pour le diagnostic sur les caractères suivants : 1° le bouton d’Orient est accompagné de prurit, les tuberculoses cutanées ne sont jamais prurigineuses ; 2° le bouton d'Orient montre souvent à sa périphérie des nodules secondaires venant se confondre avec l'ulcération primaire, alors qu’on ne retrouve rien de semblable dans les tuberculoses cutanées.

Le bouton d’Orienl pourra toujours être facilement différencié d'une lésion lépreuse par la constatation sur le malade do l’absence île troubles sensitifs.

En dehors des symptômes cliniques, on devra enfin, chaque fois que l’on pourra le faire, rechercher, dans les cellules qui constituent le granulome, le protozoaire parasite décrit par W righl, dont la présence vérifiera le diagnostic. (Yoy. p. 472).

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