DIAGNOSTIC DE L AT R I P L I C I S M E
Les feuilles d’arroclic, consommées en Chine à l’état cru, déterminent, d’après Matignon, chez ceux qui en font usage, un œdème intense, débutant par les mains elles avant-bras, siégeant aussi à la face, en particulier aux paupières. Cet œdème s’accompagne d'ecchymoses et de phlyelènes, d’abcès et d’ulcérations, plus rarement de gangrène des phalanges. Il y a en même temps des troubles de la motilité et delà sensibilité, en particulier de l’anesthésie des extrémités du pouce et de l’index et des douleurs très vives.
Le diagnostic se fera aisément par les commémoratifs. On pourrait confondre l’alriplieisme avec la, maladie de Raynaud et l’érythromélalgie.
Dans la maladie de Raynaud, comme dans l’atriplicisme, les douleurs ne sont pas exacerbées par l’exposition au soleil, ainsi qu’on l’observe dans la pellagre; c’est au contraire Je froid qui les fait reparaître; mais dans la gangrène symétrique des extrémités il y a asphyxie locale, les troubles de la sensibilité sont plus marqués que dans l’atriplicismo et les orteils sont seuls affectés.
Dans rérythromélalgie, les doigts et la main sont d’un rouge vif; celle rougeur ne dépasse pas le poignet; les autres troubles trophiques que l’on observe dans l’atriplicisme font défaut.