‹ Diagnostic et séméologie des maladies tropicalesChapitre 87 sur 194 · POISSONS VÉNÉNEUX A L’ÉTAT FRAIS · texte numérisé non relu

POISSONS VÉNÉNEUX A L’ÉTAT FRAIS

Celle forme de pellagre, qui ressemble au Ivplius ou plutôt à la fièvre typhoïde, a été confondue avec ces maladies infectieuses. On l'en différenciera par la marche atypique de la température, et la diminution de volume de la rate.

En dehors du typhus pellagreux, la pellagre peut être confondue avec l’ergotisme convulsif, qui est quelquefois accompagné d’éruptions vésiculeuses ou pustuleuses suivies de desquamation, de diarrhée, de boulimie et d’accidents nerveux allant jusqu'au délire furieux, avec convulsions généralisées.

Il y a dans l’ergotisme convulsif un fourmillement (maladie du fourmillement, Kriebelkrankheit ), qui manque dans la pellagre, ou du moins y est exceptionnel.

Le lathyrisme ne saurait être confondu avec la pellagre, sauf peut-être au début des accidents du lathyrisme, mais ces accidents sont limités aux troubles du mouvement et de la sensibilité ; et on n’observe ni exanthème, ni troubles psychiques dans le lathyrisme.

Dans l’acrodynie, la rougeur, moins intense que dans la pellagre, est limitée aux extrémités: elle est accompagnée d’œdème et de douleurs; l’anesthésie qu’on observe par la suite est exceptionnelle dans la pellagre.

Les commémoratifs, le fait que le maïs sert à l’alimentation, aideront considérablement à faire le diagnostic différentiel.

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