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DIAGNOSTIC DE L’EMPOISONNEMENT PAH LES SEHPENTS

touchés. Du côté de la peau, on constate, soit du prurit, soit de l’érythème suivi ou non d’exfoliation épidermique.

D'après Boucliardat, un morceau du foie de ces poissons vénéneux, porté sur les lèvres, y déterminerait une sensation d’àcrelé, suivie de cuisson. Lorsque l’on fait ingérer à des animaux domestiques (i), des morceaux du foie ou de la chair île ces poissons vénéneux, ces animaux présentent les mêmes symptômes d’empoisonnement que l’homme.

6. DIAGNOSTIC DE L’EMPOISONNEMENT PAR LES SERPENTS ET LES INSECTES VENIMEUX

Le diagnostic de l’empoisonnement par piqûre de serpents ou d'insectes venimeux ne présente, en général, pas de difficultés. 11 est fondé sur les commémoratifs, fournis par le malade ou par ceux qui ramènent au médecin, ainsi que sur la constatation des traces des morsures ou des piqûres. Celles-ci sont le plus souvent visibles à l’œil nu, sous forme de petits trous, peu saignants, souvent même exsangues, entourés ou non d’une, zone d'œdème et d’une auréole violacée, qui peut s’étendre à une partie plus ou moins considérable du corps.

Les parties atteintes sont le siège d'une hypothermie locale prononcée (30°), d'une sensation d’engourdissement superficiel, progressif, et d’une sensation de tension douloureuse profonde. Parfois la loupe est nécessaire pour constater que le malade a été mordu ou piqué. Les symptômes généraux bulbaires consistent en troubles respiratoires, dyspnée plus ou moins intense, eu troubles thermiques et. cardiaques (hypothermie, arythmie, syncopes) et en vomissements alimentaires ou bilieux. Le rein est également touché (hématurie, anurie), ainsi <[ue le foie (ictère, diarrhée bilieuse).

(1) L’oxpérimentation sur les animaux, par ingestion, peut s’appliquer également aux champignons dont on soupçonne la toxicité, ainsi que nous avons pu nous en rendre compte à Madagascar1.

11 est cependant des cas. dans lesquels le diagnostic peut être très difficile, en l’absence de lout renseignement, ainsi que l'un de nous a eu l’occasion de le constater chez un enfant trouvé sans connaissance, quelques inslants après qu’on l’avait, quitté. Un examen attentif révéla l’existence de deux morsures, sans œdème local.

C’est seulement dans les cas où il y a des symptômes bulbaires, délire, coma, etc., qui empêchent, le blessé de fournir «les renseignements, que le diagnostic sera difficile.

Parmi les espèces de serpents les plus redoutables se rencontrent : en Extrême-Orient, le cobra copel {Naja tripudians ) sur la côte occidentale d’Afrique, le trigonocéphale ( Dothrops ), la vipère confia et le naja noir {Naja Ilajé). Ce dernier serpent, appelé aussi serpent cracheur, a la réputation de pouvoir lancer à une certaine distance une dizaine de gouttes d’un liquide auquel on a attribué des propriétés toxiques ; d'après Maclaud, le liquide ainsi projeté serait une sorte de salive inoffensive et très différente du venin très dangereux de l’animal. Le Bolhrops se retrouve aux Antilles (Martinique); il n’y a pas de serpents à la Guadeloupe.

A côté des serpents terrestres, on rencontre, sur les côtes des régions intertropicales de l'océan Indien et du Pacifique, des serpents de mer (// ydrophidirus, Pelant ys bicolor , Hydropkis cyanocincta , Hydropkis chloris , Hydropkis niyracincta , Hydropkis niyra ) dont la morsure est souvent mortelle. Canta au Japon, Fayrer dans l’Inde et Forné en Calédonie ont rapporté des cas de morsures suivies d’issue fatale. Les symptômes observés sont semblables à ceux de I ’ e n veni mat i o n ordi nai r e .

Des expériences sur les animaux ont prouvé la réalité du caractère venimeux de ces serpents. En Calédonie, un chien et des rats que l’on a fait'mordre à la langue par des serpents de mer sont morts en cinq minutes (Kermorgant).

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