‹ Diagnostic et séméologie des maladies tropicalesChapitre 90 sur 194 · C. Par application de ventouses scarifiées · texte numérisé non relu

C. Par application de ventouses scarifiées

A. Piqûre du doigt. — La piqûre clu doigt est un procédé extrêmement simple, que l'on doit employer systématiquement, lorsque la pureté absolue du sang n’est pas indispensable, comme c’est le cas pour le séro-diagnostie et dans la plupart des recherches ayant pour but de déceler un parasite d’origine animale, par exemple l’hématozoaire du paludisme. Au point de vue des recherches bactériologiques et des ensemencements, ce procédé expose h un certain nombre de causes «l’erreur et il doit, dans ce cas, céder le pas au procédé qui consiste à aspirer le sang dans une veine au moyen d’une

seringue, car la peau est difficile h aseptiser d’une façon absolue. En effet, il peut rester dans certains cas, malgré la minutie des précautions antiseptiques, à l’orifice des glandes cutanées, des germes qui pourraient être enfoncés par la lancetle jusqu'aux premiers capillaires qu’elle renconl rerail, germes qui seraient ramenés sur la goutte de sang que l'on a recueillie, et qui fausseraient ainsi les résultats de la recherche.

On se servira de préférence, comme instrument piquant, d'un vaccinostyle. La piqûre de cet instrument est moins douloureuse et plus efficace au point de vue du rendement, c’est-à-dire de l’écoulement du sang, que celle d’une aiguille. En outre, elle expose moins à un mélange de lymphe et de sang.

Pour se procurer le sang à examiner, on commence par nettoyer le doigt du malade avec un peu d'eau de savon, puis de sublimé; on l’essuie ensuite soigneusement et on le sèche parfaitement, afin de ne pas diluer le sang obtenu. On évitera de nettoyer le doigt à l’éther ou à l'alcool, ce qui, d'après certains auteurs, peut modifier le taux leucocytaire : on évitera de même de congestionner la main en la laissant pendre un certain temps avant de piquer le doigt.

Ces précautions prises, on pique avec le vaccinostyle, de préférence d'un coup sec (afin d’éviter les mouvements des malades pusillanimes et de ne pas être obligé d'y revenir), non pas la pulpe digitale, comme l’indiquent de nombreux auteurs, mais la partie latérale de l’extrémité du doigt située contre le rebord de l’ongle. La pulpe digitale, en elfet, saigne moins facilement que cette région, largement irriguée par les artères collatérales, et il arrive souvent que la piqûre de cette pulpe digitale ne permette qu’avec beaucoup de peine d’obtenir une très petite goutte de sang.

Il ne faut pas oublier que la première gouttelette de sang qui sort ne doit pas être utilisée pour la recherche des hématozoaires ou la numération des globules. Un l'essuie

EXAMEN DU SANG

et, par pression du doigt, on fait sourdre une deuxième goulle.

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