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Aspiration du sang d’une veine de l’avant-bras

Au point de vue bactériologique, ce procédé a F avantage d’être plus sur que le précédent, car il permet d’éviter les causes d'erreur. 11 donne, en plus, des quantités de sang beaucoup plus grandes, et le sang ne contenant, en général, qu’un petit nombre de germes difficiles à mettre en évidence, cet avantage est considérable ; de plus, la prise ne se fait pas au contact de l’air et la peau line de l'avant-bras est bien plus facile à désinfecter que la pulpe du doigt. Aroici comment il faut opérer.

Le bras du malade est serré au-dessus du coude par une bande, comme dans l’opération de la saignée. Il ne faut pas trop serrer, car alors la veine que l’on veut piquer roule sous la pointe de l’aiguille et se dérobe. On peut faire contracter le poing des malades pour rendre les veines plus saillantes. La peau de la région est soigneusement désinfectée. On pique alors dans la veine avec une seringue stérilisable, préalablement bouillie (1), la pointe de l’aiguille dirigée vers l’épaule, dans le sens du courant veineux, de façon à enlileren quelque sorte le vaisseau et à y introduire l'aiguille comme dans un manchon. Après avoir fait relâcher la bande qui serre le bras par un aide, on aspire le sang dans la seringue. Celle-ci remplie, on retire l'aiguille de la veine, on referme le point de la piqûre avec un peu de collodion et on applique pardessus un petit tampon de colon, sur lequel on fait une légère, compression pour empêcher la formation d’une petite varice.

Chez les blancs, cette façon d’opérer n’offre pas de difficultés.

(1) Afin de ne pas abîmer les seringues et leurs aiguilles et, d'une façon générale, les instruments en acier ou en nickel, on a l’habitude de les faire bouillir dans de l'eau distillée, contenant en dissolution une certaine quantité de borate de soude (0,50 à 1 p. 100). Les instruments peuvent être conservés pendant des mois dans une telle solution sans s’oxyder ni se détériorer.

SÉMÉIOLOGIE DLS MALADIES TROPICALES.

Clliez les noirs, il csl parfois difficile de voir nettement la veine à piquer, à cause de la coloration de la peau qui, de plus, est. dure à percer. Il faut, chez eux, piquer un peu plus perpendiculairement à la peau que chez les blancs, chez lesquels la piqûre doit être plus langenlielle. On préconise généralement, pour l’aspiration du sang, le choix de la veine de la saignée au pli du coude. Notre pratique personnelle nous a démontré que les veines les plus commodes, tant pour l'aspiration du sang que pour les injections intraveineuses, sont les veines de la partie antérieure de l'avant-bras, qui reposent sur des aponévroses résistantes, sont entourées d une quantité bien moins grande de tissu cellulaire que les veines du pli du coude et sont toujours bien visibles et facilement accessibles, aussi bien chez les noirs que chez les blancs.

C. Ventouses scarifiées. — Les ventouses scarifiées sont un moyen commode d’obtenir des quantités assez considérables de sang, quand l'asepsie n’est pas nécessaire.

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