Rendu. Article Foie. Dict. encyc. des Se. médic
grave lésion du foie. Pourtant deux symptômes ne venaient pas directement de la pleurésie: la diarrhée du début persistante, et la saillie du foie plus considérable que celle produite par un épanchement refoulant le diaphragme (1).
Chez un malade, cité par M. Rendu, avec point de côté considéré comme pleurélique, douleur vive à la huitième côte, oppression, toux et fièvre surtout vespérale, on avait de la matité au tiers inférieur de la poitrine, absence de respiration, plus tard voussure circonscrite, élargissement des espaces intercostaux, flucLualion avec œdème local. On fît l'empyème de cette pleurésie purulente, et Tautopsie montra que cette thoracotomie avait ouvert un abcès du foie (2).
Semblables erreurs ont été souvent signalées, notamment par Féréol, Mossé, Vedel, Prioleau, Rabaine. Enfin tout récemment M. Rendu citait le cas d'un officier de marine, ancien dysentérique, souffrant d'une douleur fixe, épigastrique et diaphragmatique et de fièvre irrégulière, surtout vespérale : le foie ne semblait pas gros, mais la région sous-diaphragmatique était douloureuse, la respiration gênée avec toux sèche. Etait-ce une pleurésie diaphragmatique ou une hépatite suppurée? Peu à peu quelques signes d'auscultation au poumon droit (respiration rude et expiration prolongée au sommet, faiblesse respiratoire et râles lointains à la base), firent conclure à l'existence d'une pleurésie tuberculeuse ou purulente; et bientôt un œdème du huitième espace engagea à faire l'empyème qui démontra un abcès vraiment pleural (3).
Ainsi Verreur est possible à éviter : mais sur quels indi-
1. N. Guéneau de Mussy. Clinique méd., t. IV, p. 498, et France médicale, 1875.