Greig Smith. Chirurgie abdominale, 1889, p
faire céder quelques points au cours de l'évacuation ; bref ce procédé ne donnerait qu'une trompeuse sécurité (Legrand (1).
Mais, entre les kystes suppurés et les abcès du foie, il n'y a pas une telle différence qu'on ne doive appliquer aux uns une manœuvre qui donne pour les autres de si beaux résultats.
Puisque l'utilité, la nécessité même de cette suture sont admises, comment la faut-il faire ? Déjà on a vu qu'il faut d'abord évacuer une partie du pus, surtout si l'abcès est superficiel et recouvert d'une mince couche de foie sait], pour éviter l'infection des fils de suture à leur passage dans la paroi de la poche. C'est du reste le procédé qu'emploie M. Périer dans les kystes suppurés.
La canule sera laissée à demeure jusqu'à évacuation presque totale du contenu, et même jusqu'au placement complet des points de suture. Pourtant Defontaine recommande de retirer d'abord le trocart avant le passage des fils et de saisir doucement l'orifice de ponction avec une pince (à kyste ovarique par exemple) pour l'attirer un peu au dehors, si possible, et faciliter les manœuvres ultérieures : il faut prendre bien gar ie en ce cas de ne pas déchirer le tissu hépatique. Parfois on a incisé l'abcès avant de placer les sutures, comme on le fait souvent dans le kyste hydatique où la poche peut être plissée et attirée au dehors plus aisément en maintenant ses lèvres avec des pinces. Si donc la poche a été ouverte préalablement, l'index gauche doit pénétrer dans sa cavité pour guider l'aiguille, et le chirurgien se prive ainsi d'une main qui devenue septiqiie ne permet plus de serrer les fils sans le secours d'un aide.
On se servira d'une aiguille de Reverdin très courbe et très fine, et mieux de petites aiguilles toutes montées ; les fils d'argent difficiles à passer et à tordre seront reje-