‹ Diagnostic et traitement des abcès du foieChapitre 72 sur 83 · Observ. publiée par Dagron. Soc. anat. 1890, p · texte numérisé non relu

Observ. publiée par Dagron. Soc. anat. 1890, p

dente pour fermer la cavité pleurale : cela fait on ouvre la poche purulente sans se prémunir contre l'infeclion périlonéale, les succès obtenus par la méthode de Liltle y autoriseraient.

Chez son malade, M. Terrier fit une incision longue de 8 centimètres dans le huitième espace intercostal; la neuvième côte fut réséquée sur une étendue de 4 centimètres ; mais pendant la Tésection sous-périostée la plèvre fut ouverte : On sutura le diaphragme à la paroi par 8 fils de soie, 4 de chaque côté. De cette façon on n'était séparé du foie que par l'épaisseur du diaphragme et le péritoine. Le diaphragme fut ensuite incisé et ses lèvres fixées au foie par six fils de soie (3 de chaque côté). On avait ainsi formé une sorte de canal traversant les cavités pleurale et péritonéale, mais qui en était séparé par les deux plans de suture indiqués, et conduisait jusqu'au foie mis à nu. L'orifice cutané fut rétréci par 4 sutures au crin de Florence. Cela fait, l'abcès fut ouvert au bistouri, puis lavé et drainé.

Dans Vouverture des kystes hydaliqites, M. Segond, pour prévenir le ppeumothorax, se contente de a faire déprimer la paroi thoracique par la main d'un aide placée à plat au-dessus de l'incision pendant la traversée pleurale, pour maintenir les deux feuillets appliqués l'un à l'autre ; puis on incise le diaphragme dont on éverse et maintient au dehors les deux lèvres jusqu'à ce que la mise en place des sutures assure le contact définitif des feuillets pleuraux y). Puis on vide la poche purulente au trocart, on l'ouvre largement et l'on coud ses parois aux lèvres de l'incision cutanée.

En somme, le procédé idéal serait de suturer d'abord les deux feuillets de la plèvre, puis fendre le diaphragme et découvrir le foie; le contenu de l'abcès une fois évacué, adosser le tissu hépatique au iéri'oinc sous-diaphrog- 'malique et au diaphragme par une collerette de points de suture ; enfin la poche purulente est ouverte au milieu de

la couronne de sutures, et l'on draine et lave et panse comme à l'ordinaire.

Sans suturer la plèvre, Zancarol par deux fois s'est contenté, l'abcès largement ouvert, d'introduire dans sa cavité deux écarteurs qui accrochaient et tenaient accolées les parois de la poche contre celles de l'incision pleuropéritonéale. «r Cependant, dit M. Defontaine, la suture de la séreuse paraît réellement indispensable ; et toutes les fois qu'on le peut, il serait imprudent de n'y pas recourir î (1).

Méthode de Lannelongue : résection du bord inférieur du

thorax.

Il est une autre méthode qui, je crois, n'a pas encore été appliquée au traitement des abcès du foie; c'est une méthode mixte, thoraco-abdominale pour ainsi dire: je veux parler de la résection du bord inférieur du thorax. Imaginée par M. Lannelongue pour aborder les abcès tuberculeux sous-phréniques des enfants, elle consiste à réséquer, sans ouvrir la cavité pleurale, une partie des cartilages costaux qui forment en avant le bord inférieur du thorax : elle pourrait permettre d'ouvrir un abcès de la face convexe (2).

En voici, d'après Canniot, le manuel opératoire (3) : L'incision faite au bistouri, à deux centimètres au-dessus du bord inférieur du thorax, légèrement oblique de haut

1. Dans un cas d'abcès sous-phrénique, Monastyrski sutura le diaphragme à la plèvre costale pour protéger contre le pus la cavité pleurale, puis incisale diaphragme et évacua la collection: il n'y eut pas de pleurésie, mais un pneumothorax qui disparut en 3 jours (S. Pétersb. med. Woch, 1886, p. 433. et 1887, p. 53).

2. Lannelongue. Académie des sciences, 1887, et Congrès fr, de chirurgie, 1888.

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