Catteloup. Mémoires de méd. et chir. milit
5, Rigal. Soc. médicale des hôpitaux, 1871.
Poe
puis en Allemagne Pühl (1), Leyden (2), Jaffé, Moritz (3) en publièrent d’autres, et donnèrent de cette affection une description complète. Outre les signes spéciaux dus au mélange d’air et de pus, on a remarqué que la parésie du diaphragme est plus rapide ; elle serait due à l’action des produits putrides s’exerçant directement sur les nerfs et le muscle : celte parésie subite ressemble à ce qui passe dans la péritonite, produisant rapidement une paralysie de la musculature intestinale (4).
Le diagnostic avec labcès du foie sera facile, mais il faut dire qu’on a signalé des cas où cet abcès contenait aussi de l'air après perforation stomacale voisine. Dans une observation de Kreïig, c'était une tumeur siégeant à l’épigastre, dans le lobe gauche, accompagnée de fièvre avec douleurs d’hypochondre et d'épaule, ictère léger et œædème des jambes : à la percussion elle donnait un son clair. Après quelques jours, vomissements de matières purulentes, fétides, puis selles de même nature. L’ouverture chirurgicale de l’abcès donna issue à une matière semblable aux vomissements et aux garde-robes (5).
Je n’ai encore rien dit de la péritonile sous-hépatique ou sus-ombilicale, dont la description symptomatique se confond avec celle de la péritonite sus-hépatique. Gauverit en rapporte un exemple cité par Bertrandi dans le 3, volume des Mémoires de l’Académie de Chirurgie : « Un Président de la Grand’Chambre, qui avait eu la jaunisse, se plaignait d’une tumeur douloureuse étendue de l’appendice xiphoïde à la troisième côle : on avait pensé à un abcès du foie. Le malade refusa l'opération et: mourut 4 mois après. À l’autopsie fut trouvé un kyste qui s’étendait depuis le cartilage xiphoïde jusqu’à la partie inférieure du ventri-