Morel, Th. de Paris
me, mais avec petilesse du pouls et souvent hypothermie (Foiret) (1).
Enfin si une périlonite adhésive s'oppose à l’irruption du pus, une collection purulente se forme qui s’enkyste, reste latente pour s'ouvrir plus ou moins vile dans un viscère voisin ou produire lentement des accidents généraux.
Je signalerai seulement l’ouverture de l’abcès du foie au péricarde dont on connaît une dizaine d’observations, qui toutes se ressemblent par leur subite douleur épigastrique, la dyspnée, l’affaiblissement des bruits du cœur, la petitesse du pouls et la mort presque immédiate. Ce sont les cas de Graves (2), Allan, Rokitansky, Fowler, Rouis, Wilkam Legg, Van Arcken, Wright, Bentley, Malherbe, Chevassu et Jacobsen (3).
Pimser a cité un exemple d'ouverture simultanée dans le péricarde et le péritoine (4).
L'irruption du pus par les voies biliaires est aussi exceptionnelle. Plusieurs cas en sont connus et cités par Gallard ; Rouis l’a observée une fois; Morgagni, Charcelay, Léonard, Solmuth en ont vu des exemples ; Saunders, Cambay en ont rapporté des observations ; Balme- Dugarry en a publié un cas, mais l’abcès ouvert à la fois dans le péritoine et les voies biliaires appartenait à la classe des abcès par angiocholite suppurée, étudiée par Pentray (5). On note encore d’autres faits de Cruveilhier, Rouis, Guérard et Barth, où l’abcès s’ouvrit non plus dans les canaux, mais dans le réservoir de la bile.
Ces accidents se maaifestent surtout par des crises de coliques hépatiques, et l’on a pu quelquefois retrouver