‹ Diagnostic et traitement des abcès du foieChapitre 64 sur 83 · Bichon. Th. de Montpellier · texte numérisé non relu

Bichon. Th. de Montpellier

HE I Lee

pour 100. La statistique fournie par Legrand (1) est moins favorable puisque sur 32 opérés il n’eut que 14 succès, soit 56 pour 100 de mortalité. Caravias, dans sa thèse, a relevé 2 morts sur 40 observations (2) et Bertrand 8 décès sur 14 cas (3).

Les résultats de Legrand et Bertrand montrent que celte méthode a ses revers, et si même l'issue est favorable, le malade ne court pas moins quelques dangers. Cette manière de trancher toutes les parties molles jusqu'à la collection purulente sur un trocart conducteur est passible de graves objeclions, à un double point de vue.

D'abord le chirurgien agissant en aveugle, ne sait pas ce qu'il fail, où à est, ni ce qu’il coupe : sans doute les cas sont exceplionnels où un bistouri a pu intéresser un organe, situé entre les téguments et l’abcès ; mais certains faits démontrent que la vésicule biliaire, l’épiploon, l’estomac, l’intestin grêle auraient pu être lésés. Ce sont les cas de Mabboux où un paquet d’épiploon vint, sous l’effort des vomissements, faire hernie dans la plaie et baigner dans le pus; de Morand (4), de Pringle (5), où Pabcès élait situé de telle façon que le bistouri aurait perforé l'estomac avant d’ouvrir le foyer.

Voilà le premier danger.

En voici un second, plus sérieux et plus commun : c'est le défaut d'adhérences. On ne se préoccupe pas plus de ja pénétration du sang que de celle du pus ; aucune précaution n’est prise pour l'empêcher; il semble que l’opérateur la regarde comme improbable et qu’il compte sur les autres précautions dont 1l s’entoure pour la rendre inoffensive (Mabboux). D’après cet auteur, une large ouver-

Page 1