Cas de Triadou. Montpellier médical, 1862, p
Dans notre observation, la formation d’une semblable caverne se fit lentement et donna si peu de signes physiques chez un malade épuisé par la diarrhée que son existence fut à peine soupçonnée durant la vie.
mollement ; je laissai les pinces en position. Une incision superficielle du poumon me fit voir que son tissu était sain ; abandonnant alors le bistouri, j'enfonçai par un mouvement de ponction une pince de Lister fermée dans la direction du foyer. Je sentis bientôt que la pointe était dans une cavité, je retirai la pince en écartant les Franches, faisant ainsi par déchirure dans le tissu pulmonaire une ouverture qui ne donnait point de sang ou à peine : il s’échappa une petite quantité de pus visqueux, infect, mêlé de débris de tissu sphacélé. Le foyer fut nettoyé à l’aide d’un tampon d’ouate imbibée d’une solution de chloral au 1/100 et sa surface touchée avec du naphtol camphré. Deux tubes à drainage accolés y furent introduits, puis fixés à la peau : Pair les iraversait librement à l'inspiration et à l'expiration. Les pinces qui tenaient la plèvre el le poumon furent retirées. Pansement avec- poudre de salol et gaze au salol imbibée de solution de chloral. Guérison complète en deux mois et demi » (1).
Telle est l'opération qu'on devrait faire au cas où l’abcès du foie aurait formé dans le poumon un foyer secondaire de suppuration.