RATS
mes de localisation ont une grande valeur diagnostique quand ils existent, leur absence ne doit jamais faire éliminer le diagnostic d’encéphalite suppurée.
Au point de vue « valeur localisatrice de ces symptômes » elle perd souvent de son importance car, dans de nombreux cas, elle est plus le tait de l’ædème cérébral qui aura dissocié les éléments nerveux, et de la tuméfaction encéphalique, que de la compression exercée par l’abcès lui-même. Et comme l‘xdème cérébral peut parfois s'étendre très loin de l’abcès proprement dit, et intéresser des régions très éloignées de lui, la présence de signes dits de localisation ne peut nullement faire préjuger du siège de l’abcès.
Ces restrictions, faites sur la valeur localisatrice de ces différents symptômes, sont indispensables avant de continuer leur étude. Pour plus de clarté dans l’exposé, nous adopterons la division classique pour étudier ces signes par régions, suivant le siège frontal, rolandique, pariétal postérieur et temporal, occipital.
1°) Région frontale : un abcès situé dans ceite région ne présente pas, en général, de signes de localisation; la partie antérieure du lobe frontal, en effet, est une zone silencieuse, et les abcès qui s'y développent peuvent atteindre un volume considérable de la façon la plus insidieuse et sans se manifester autrement que par des signes d’hypertension intracränienne. Cette latence est d’autant plus dangereuse qu’une communication peut s'établir entre l’abcès et la corne du ventricule latéral. La zone rolandique se trouve assez en arrière des sutures coronales pour demeurer indemne dans la plupart des abcès de cette région. Elle peut néanmoins être atteinte par l’extension du processus inflammatoire.
Cependant il est classique d'admettre que, particulièrement dans les abcès de la région frontale postérieure, trois séries de symptômes peuvent s’observer :