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DRIO Ve
ä) dés troubles dé la parole (au niveau de F° Ill), b) des troubles du psychisme (au niveau de F I),
c) des troubles moteurs (au niveau de F I et F I) a) Les troubles dé la parole sont caractérisés par une
certaine forme d’anarthrie passagère, suivie de dysarthrie puis de quelques difficultés d’élocution plus ou moins
‘persistante; à cela s'ajoute parfois une cerlaine parésie
de la langue et même une légère parésie faciale.
b) Les troubles du psychisme seraient considérés comme plus fréquents. Le malade présenterait des troubles du caractère, lenteur de l’idéation, diminution de la mémoire et de l’attention, apathie, somnolence, mélancolie, ou au contraire une euphorie puérile avec un peu d’excitation passagère. Mais l’expérience de la guerre
‘nous a montré qu'il était exceptionnel de trouver des trou-
bles mentaux caractérisés et ceux-ci quand ils existent, sont toujours très discrets.
c) Enfin des troubles moteurs ont été signalés par certains auteurs. Il s’agirait de crises convulsives et de paralysies, tantôt généralisées tantôt localisées à un membre, à la face ou à-un nerf crânien.
Apparaissant à une période précoce, ces signes ont une certaine valeur, mais plus tard ils peuvent être dus à une réaction périfocale d’un abcès plus ou moins éloigné. Bref, aucun de ces signes n’est vraiment caractéristique et nous pourrions presque dire avec GERBER « le symptôme le plus fréquent de l’abcès du lobe frontal est son. manque de signes ».
2°) Régiôn rolandique.
L'hémiplégie, exceptionnellement fläsque, se présente lé plus souvent avec de la contracture et s’associe toujours à des phénomènes d’épilepsie partielle. L’exagéra-
OR te
lion des réflexes tendineux du membre supérieur et du membre inférieur est la règle : les signes de Babinsky font rarement défaut: l'abolition des réflexes crémastériens et abdominaux est inconstante. Les troubles de la sensibilité sont fréquents, le foyer s'étendant plus ou moins à la région pariétale ascendante. Les sensibilités profondes : troubles du sens des attitudes et du sens musculaire, sont, en règle générale, plus atteintes que les sensibilités superficielles. Les troubles trophiques graves, les escharres sont rares. L'épilepsie partielle ou Bravais- Jacksonienne est annoncée par des céphalées diffuses ou localisées dans la région atteinte. La fréquence des crises est extrêmement variable.
3°) Région pariétale postérieure et région temporale. (f 1 Î g y
La zone de la première et deuxième circonvolution pariétale reste le plus souvent muette; un abcès se développant dans la substance blanche sous jacente peut rester latent jusqu’au moment où, atteignant une certaine dimension il comprime les circonvolutions rolandiques. Les abcès de la région ‘temporale, même atteignant une dimension assez importante, même lorsque la substance blanche est profondément intéressée, peuvent se développer dans le lobe temporal sans attirer l'attention par aucun symptôme localisé,
Cependant, lorsque l’abcès siège à gauche, on peut observer quelques signes : non pas quand les lésions sont situées à la partie antérieure du lobe temporal, car elles restent également muettes, mais plutôt quand elles siègent dans la zone de Wernicke; parmi les symptômes les plus fréquents, nous notons l’aphasie qui est une aphasie sensorielle sous forme de paraphasie verbale ou littérale, ou une aphasie motrice pure (anarthrie) ; l’aphasie motrice vraie de Broca et la cécité verbale sont exceplionnelles. Cette aphasie a, d’ailleurs, un pronostic fonc-
ain dtit sie. à.4
2, yes
tionnel généralement bon. Elle n’est pas due, en effet, à la destruction de substance cérébrale mais à une compression et une dissociation des fibres nerveuses : aussi les symptômes régressent après guérison de l’abcès. Les troubles moteurs, au niveau des membres sont plus rares : ils vont de la simple parésie ou paralysie croisée du bras ou de la jambe à l’hémiplégie plus ou moins complète. Mais ces atteintes sont inconstantes, anormales dans leurs manifestations et variables d’un jour à
l’autre. Ceci est encore une preuve qu’ils sont dûs à l'œ-
dème inflammatoire et non pas à des lésions de substance
cérébrale.
4°) Reste enfin l’Abcès occipital qui est assez rare en dehors des traumatismes crâniens et d’une propagation, vers la région occipitale, d’un abcès de la région temporale. L’atteinte du lobe occipital ne se manifeste par des symptômes de localisation, que quand l’abcès intéresse la zone visuelle. Mais un abcès ayant détruit les radiations optiques (lésions postéro-inférieures du lobe pariétal) peut également donner des troubles visuels. Ces troubles consistent, habituellement, en une hémianopsie latérale homonyme, d’abord partielle puis totale. Elle est souvent temporaire, mais elle peut être définitive quand elle est la conséquence d’une destruction de substance cérébrale. Elle peut s'accompagner parfois d’hallucinations visuelles ou de cécité centrale.
I1°) — SYMPTOMES D'HYPERTENSION INTRACRANIENNE.
Ces signes sont certainement les plus fidèles, et c’est sur eux, dans la plupart des cas, que repose le diagnostic; ils sont, d’ailleurs très nombreux en théorie, mais en fait, il ne faut pas s’attendre à les trouver au complet : ce-