SAUTER
centuées, avec céphalalgie vague, et même une sorte d'abrutissement sur lequel le malade n’attire pas toujours l’attention.
Quant aux cas où la céphalée fait entièrement défaut, nous les croyons extrêmement rares, et même exceptionnels, au point que, parmi tous les cas que nous avons étudiés, nous n’en avons pas trouvé un seul où elle était absente, sauf toutefois chez certains malades qui sont dans un tel état d’obnubilation qu’il est impossible d’obtenir d’eux une réponse précise.
La céphalée est donc le signe le plus important de l’abcès cérébral et bien souvent elle en est même presque le seul signe.
b) VOMISSEMENTS:
Ce signe, loin d’avoir la valeur du précédent, nous est apparu inconstant et n’est pas signalé dans beaucoup d'observations : alors qu’on le trouve couramment chez les enfants, chez l’adulte, au contraire, il ne faut pas s'attendre à le trouver dans plus de 40 à 50% des cas, si l’on tient compte, uniquement, des vomissements dus à l'hypertension intracrânienne. Ceux-ci prennent le type classique du vomissement cérébral, survenant sans efforts, en fusée, et à jeun. Il peut même arriver parfois qu'ils dominent le tableau clinique au point d’en imposer pour des vomissements incoercibles.
Par contre, souvent ils n’ont qu’une durée éphémère, fréquemment on n’en observe qu’un seul et parfois simplement quelques nausées. On conçoit que, dans ces conditions, ils puissent passer inaperçus; c’est pourquoi on ne saurait compter sur un signe aussi fugace et il n’acquiert une réelle valeur que par son association avec d’autres signes d’hypertension intracrânienne.