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se bornera à pratiquer une large décompression pour éviter les accidents d’hypertension intra-crânienne et à ponctionner l’abcès pour lui permettre de se composer une coque assez épaisse, capable de supporter lablation qui sera le deuxième temps de l’intervention. DANDy va même jusqu’à dire qu’il suffirait de quelques ponctions pour qu'ils guérissent en s’enkystant, s’opposant ‘en cela au Professeur VINCENT qui, sur une centaine de cas, n’en a vu guérir que quelques-uns par ce premier temps el cependant certains malades avaient €.é ponctionnés des mois et des mois. C’est la rareté des guérisons par cette simple ponction et la crainte des récidives par la coque laissée en place, qui ont poussé le Professeur VINCENT à pratiquer le deuxième temps opératoire : l’ablation en masse. É
3°) Les abcès aigus sont ceux qui ont une évolution rapide en dix ou quinze jours. Ceux-ci sont souvent mortels, non pas par l’extension massive de l’intoxieation mais plutôt par l’importance que prend l’ædème cérébral qui détermine une compression intolérable el la mort par hypertension intra-crânienne : dans ce cas, il ne faut pas regretter de n’avoir pas fait une intervention qui n'aurait pu que hâter les accidents mortels. Cependant, il n’en est pas toujours ainsi et il est quelquefois possible de limiter l’infection par les sulfamides aidés d’une large décompression et par les solutions sucrées hypertoniques. Une fois l’incendie arrêté ou limité, on attend le müûrissement de l’abcès et son encapsulation que l’on peut constater par des ponctions successives, puis on procède à l’ablation comme pour les abcès subaigus.
4°) Restent enfin les abcès suraigus, qui sont ceux dont l’évolution se fait en moins de huit jours : ce sont d’ailleurs, plutôt des cas d’encéphalite diffuse. Jusqu’à présent, on n’a pas encore pu les guérir, quelle que soit la méthode employée et, même avec les sulfamides, il
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n’a pas été possible d'éviter leur évolution fatale. Peutêtre étions-nous dans de mauvaises conditions pour les voir, et les études approfondies concernant les sulfamides permettront-elles d'agir, un jour ? Peut-être aussi l’action de la pénicilline pourra-t-elle transformer ces suppurations mortelles en abcès subaigus permettant un acte chirurgical. Pour notre part, nous n'avons pas encore pu l’employer et les quelques essais faits en neuro-chirur-
gie, bien que très prometteurs, sont encore trop rares pour qu’il soit possible de tirer des conclusions.
Pour nous, personnellement, les indications opératoires ont été relativement faciles car certains malades avaient passé le stade d’abcès aigu et d’encéphalite diffuse, pour les autres, grâce aux injections de sulfate de magnésie intra-veineux à 15 % et à la glace sur la tête, puis aux sulfamides nous avons pu les faire attendre assez longtemps et supporter la période difficile de méningo-encéphalite diffuse.
Nous les avons opérés sur les constatations suivanles
1°) Ancienneté des lésions, ces malades ont été vus par nous pour la première fois entre 45 jours et plusieurs mois après le début des premiers symptômes, et à. ce moment, il nous était déjà facile de supposer une certaine épaisseur de la coque. Pour deux d’entre eux, cependant, nous les avons fait atteindre à l'hôpital quinze jours à trois semaines encore.
2°) Sur la courbe de lempérature : chute de la température grâce aux traitements appropriés; nous n'avons opéré que l’abcès en quelque sorte refroidi, au moment où la température était presque revenue à la normale ce qui nous faisait conclure à une encapsulation déjà bien avancée.
3°) Sur l'apparition ou l'augmentation assez rapide de la stase papillaire,
5) Sur la persistance des céphalées.
5°) Sur l'amaigrissement.
D'une façon générale, en tenant compte de la résistance de l'individu, de son amaigrissement, des cépha- lées, il vaut mieux opérer un peu tard que un peu trop tôt et seule la stase papillaire, qui Ne rapidement peut nous obliger à intervenir plus tôt que nous ne le
voudrions.
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