CORPS ÉTRANGERS DE LA CHAMBRE ANTÉRIEURE. I
qu'on puisse l'enlever facilement avec une pince.
Les pailleltes de fer qui sont solidement fixées dans l'épaisseur de la cornée n'obéissent pas à l'action de l'aimant ou de l'éleclro-aimant le plus puissant, à moins d'avoir été ébranlées ou à demi détachées.
Les incrustations de la cornée par un sel de plomb réclament aussi l'intervention chirurgicale, lorsqu'elles sont centrales et compromettent la vision. On peut alors se servir avec avantage d'un couteau de Beer, avec lequel on dissèque d'abord les bords de la pellicule opaque, et que l'on engage ensuite sous sa partie profonde. La partie incrustée se laisse généralement détacher tout d'une pièce et, chose remarquable, la plaie sous-jacenle est unie, luisante et se cicatrise quelquefois, en laissant à la cornée une transparence à laquelle on était loin de s'attendre.
Pour terminer le trailement des corps étrangers de la cornée, il nous reste à dire un mot de l'importance du traitement prophylactique. Certains ouvriers (tourneurs ajusteurs, casseurs de pierres, mineurs) sont tellement exposés aux atteintes de corps étrangers qu'on ne saurait trop leur recommander de s'en préserver. Des lunettes en verre ou en toile métallique leur sont donc nécessaires et la loi peut rendre responsables les patrons qui ne se préoccupent pas de ce soin.