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FLOCONS OU OPACITÉS. DU CORPS VITRÉ. 4H

remplissent le corps vitré, car ceux-ci, quelque nombreux qu'ils soient, laissent toujours entre eux des intervalles transparents.

Il est à remarquer aussi que ces Qocons sont très persistants, mais diminuent ou augmentent singulièrement par périodes et quelquefois dans l'intervalle d'un jour à l'autre, ce qui retentit d'une façon proportionnelle sur l'état de l'acuité visuelle.

Ces flocons sont dus, soit à un trouble de nutrition du causes, corps vitré par suite d'une choroïdite préexistante, soit plutôt à la migration d'éléments inflammatoires fournis par la choroïde allérée, ce qui explique leur apparition assez brusque et les variations de nombre qu'ils éprouvent rapidement. On les rencontre surtout dans la choroïde syphilitique, dont ils sont en quelque sorte caractéristiques, ainsi que dans certains cas de choroïdite sympathique.

L'aspect particulier que ces flocons communiquent au Diagnostic, fond de l'œil, aspect qui sera décrit à propos de la choroïdite spécifique, et la teinte rougeâtre de la papille signalent de suite leur existence. Il faut alors, pour les apercevoir et en faire le diagnostic, observer l'œil très attentivement, en s'entourant de toutes les précautions que nous avons indiquées.

Un tel trouble du corps vitré ne saurait être confondu avec la perte de transparence du fond de l'œil, qu'on remarque dans l'infiltration séreuse de la rétine. En effet, la perte de transparence de l'image ophthalmoscopique se circonscrit ici au voisinage de la papille et respecte la périphérie de la réline, tandis que s'il s'agit d'une affection du corps vitré, le trouble du fond de l'œil est uniforme et en voile les parties périphériques aussi bien que les parties centrales.

2° Flocons noirâtres en gros graim. — Ces flocons siègent tantôt dans les couches antérieures, tantôt dans les couches postérieures du corps vitré. Pour les apercevoir, il faut se servir simplement du miroir et éclairer l'œil en le faisant mouvoir en divers sens. Il est bon tantôt de s'en rapprocher, tantôt de s'en éloigner d'une certaine distance, afin de concentrer successivement le foyer lumineux dans les différentes couches du corps vitré. On voit alors passer au-devant du fond rouge de l'œil des corpuscules noirâtres, qui se déplacent avec d'autant plus de rapidité que l'humeur vitrée est plus liquéfiée.

Les troubles fonctionnels sont en rapport avec le nombre de flocons.

Quand il n'en existe qu'un seul ou qu'ils sont peu abondants, l'acuité visuelle reste à peu près intacte, et le malade ne se plaint que de voir passer devant ses yeux de petits corps noirâtres, qu'il compare volontiers à des mouches ou à des insectes ; mais quand les flocons sont très abondants, ils peuvent troubler considérablement la vision. Il arrive alors que le malade voit par moment l'objet qu'il fixe, puis cet objet disparaît tout à coup. 11 lève alors indistinctement la tête et les yeux, comme pour déplacer les flocons qui se trouvent au-devant de son point de fixation, attitude qui est caractéristique.

Nous devons aussi remarquer que, pendant la nuit, ces flocons s'accumulent dans les parties déclives du corps vitré, de sorte qu'au réveil lavision est améhorée; puis les mouvements de l'œil répandent de nouveau les flocons dans toutes les directions et le trouble visuel reparaît. Cause». Ces flocous sont dus à de petits épauchements de sang qui proviennent très l arement de la rétine et presque toujours des parties antérieures de la choroïde. C'est à ce ni-

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