‹ Diagnostic et traitement des affections oculaires [electronic resource]Chapitre 41 sur 134 · FLOCONS OU OPACITÉS DU CORPS VITRÉ · texte numérisé non relu

FLOCONS OU OPACITÉS DU CORPS VITRÉ

veau en effet que cette membrane est la plus vasculaire, en même temps qu'elle n'est séparée de l'humeur vitrée que parl'hyaloïde et la rétine réduite à quelques faisceaux de tissu cellulaire.

Ces petits épanchements de sang sont fréquents dans la myopie, dans le décollement de la rétine, dans les différentes variétés de choroïdite et d'irido-choroïdite, et dans les troubles de la circulation générale (suppression d'hémorrhoïdes, du flux menstruel, etc.).

Le diagnostic de ces flocons est très facile. Quand ils sont très nombreux, il suffit d'éclairer l'œil pour les voir apparaître de suite dans le champ pupillaire oii leur coloration noirâtre les fait immédiatement reconnaître; quand il n'y en a qu'un seul, il faut quelquefois une certaine recherche pour le découvrir, mais en faisant mouvoir en tous sens l'œil observé, on ne tarde pas à l'apercevoir.

Avec quelles altérations pourrait-on les confondre? Leur coloration noirâtre ainsi que leur forme les distingue de suite des opacités siégeant dans le cristallin; mais bien d'autres caractères les en séparent. Ainsi ces flocons se déplacent tantôt d'un côté, tantôt d'un autre, d'une façon irréguhère, tandis que les opacités crislalliniennes se meuvent régulièrement avec la lentille, la même position de l'œil les ramenant toujours à la même place. En outre l'éclairage latéral ne permet pas de voiries flocons, qui sont toujours trop profondément situés, tandis qu'il décèle toujours les opacités siégeant dans le cristallin.

11 n'est pas moins facile de les différencier des mouches volantes physiologiques, avec lesquelles ils ont un certain rapport, par suite des sensations éprouvées par le malade. Il suffit de se rappeler que celles-ci ne sont jamais visibles

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à l'ophtlialmoscope, tandis que les flocons sont toujours faciles à apercevoir.

Enfin des scotomes positifs peu étendus peuvent aussi jusqu'à un eerlain point simuler Jes flocons, mais la position de ces scotomes, fixe et immuable par rapport au point de fixation, et les allérations appréciables des membranes profondes qui leur donnent habituellement naissance, suffisent à éviter toute méprise.

Symptômes 3» Flocous mcmbr 071611 X . — Comme leur nom l'indique,

ophthal- ^ '

mos- ces flocons se présentent à l'ophthalmoscope comme de vé-

copiquee, ^

ritables opacités membraneuses plus ou moins étendues, tantôt complètement adhérentes au fond de l'œil, tantôt fixées seulement par une de leurs extrémités, l'autre restant mobile, et s'enroulant sur elles-mêmes pour flotter aux moindres mouvements du globe. Elles se trouvent parfois dans les pai lies déclives du corps vitré, parfois fixées à la rétine ou à la papille, situation que nous expliqueront tout à l'heure leur nature et leur origine.

•Les troubles visuels qu'elles occasionnent sont fort variables, en rapport surtout avec leur étendue et avec la maladie qui leur a donné naissance. Ainsi l'acuité visuelle est plus ou moins compromise et la vision périphérique peut être perdue du côté opposé au siège occupé par de vastes fausses membranes.

Causes. Ccs flocous membrancux sont dus soit à des produits exsudatifs déposés dans le corps vitré à la suite d'anciennes choroïdites, soit à des dépôts fîbrineux produits par des épanchements de sang ; or, comme ce sang provient quelquefois de la rupture d'un vaisseau rétinien, il eu résulte que la fausse membrane adhère à ce vaisseau et flotte par son extrémité libre.

Diagnostic. Dc fausscs mcmbrancs pcu veut être assez étendues pour

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