GYSTICERQUES DU CORPS VITRÉ
C'est *A. de Graefe (1) qui le premier reconnut avec l'ophthalmoscope la présence d'un cysticerque dans le corps \itré. Cet entozoaire a depuis été observé un assez grand nombre de fois et notamment en Fiance par Desmarres, Galezowsld, Sichel fils, Poncet, Landolt, etc. sjmptimes. L'ophlbalmoscopc seul peut nous permettre de reconnaître l'existence de ce parasite dans le fond de l'œil.
Avec le miroir on 'voit nager dans le corps vitré, toujours plus ou moins trouble, un petit corps blanchâtre, de forme ovoïde ou sphérique, présentant un petit prolongement à extrémité renflée qui constitue le cou et la tête de l'animal. Ce petit prolongement change fréquemment de forme, s'allonge, se retire et quelquefois disparaît, ce qui ne laisse aucun doute sur sa nature.
Lorsque l' entozoaire se présente dans ces conditions, le diagnostic est facile ; mais il peut arriver qu'au heu d'être mobile il soit fixe, et entouré d'épaisses opacités. On ne peut guère alors le reconnaître qu'à l'image renversée, par son aspect plus blanchâtre et plus éclatant que les opacités circon voisines, par l'irisation de ses bords due à la décomposition de la lumière qui les traverse comme cela a lieu dans les fortes lentilles bi-convexes, et surtout parles mou-
(1) A. de Grsefe, Clinique ophthaîmolo0ique , édition française par fe. Meyer. Paris, 1867.