RÉTINE
]e point de départ d'une excitation des cellules x-isuelles ou des fibres nerveuses qui s'y terminent. Toutefois, comme le dit Ranvier, la présence du rouge rétinien n'est pas une condition essentielle pour que la vision s'effectue, puisque certains animaux en sont complètement dépourvus, et qu'il n'en existe pas chez l'homme, au niveau de la tache jaune qui est la partie la plus sensible de la réline.
Au point de vue du rôle visuel qu'elle remplit, la rétine possède trois fonctions principales : i" la perception lumineuse; 2° la perception des formes (acuité visuelle); 3° la perception des couleurs.
r La perception lumineuse est sensiblement la même sur toute l'étendue de la rétine. (Landolt et A. Charpentier.)
2° La perception des formes (acuité visuelle) est à son maximum sur la fovea centrahs et diminue rapidement à mesure qu'on s'en éloigne. Elle marche ainsi de pair avec la répartition des éléments nerveux de la rétine qui sont surtout abondants dans le voisinage de la macula, et diminuent insensiblement de nombre en allant vers les parties excentriques. Au delà de 50° du point de fixation, selon Landolt, la perception des formes est en quelque sorte abolie.
3° La perception de couleurs suit à peu près les mêmes variations que la perception des formes, c'est-à-dire s'affaiblit considérablement au delà de la macula. On sait du reste que le champ physiologique de chaque couleur n'a pas la même étendue ; le plus étroit est celui du violet; le plus grand est celui du bleu, et on a ainsi toute une gamme chromatique constituée par le violet, le vert, le rouge, l'orangé, le jaune et le bleu.
MALADIES DE LA [lÉTlNE.
ASPECT PHYSIOLOGIQUE DE LA RETINE
La rétine est invisible, dans la plus grande partie de son étendue, tant sa transparence est parfaite; nous ne voyons que ses vaisseaux et sa parlie centrale, c'est-à-dire la macula. Toutefois, dans certains yeux très pigmentés, elle se révèle par l'aspect voilé et grisâtre qu'elle communique au fond de l'œil dans le voisinage de la papille, aspect qui est physiologique et qu'il faut avoir soin de ne pas confondre avec un élat pathologique.
Nous savons, depuis la découverte de Boll, que dans l'obscurité la rétine est le siège d'une belle coloration purpurine (pourpre rétinien) ; mais nous ne pouvons avoir conscience de cette teinte, en examinant le malade à l'ophlhalmoscope , car elle se confond avec la coloration rouge uniforme du fond de l'œil.