‹ Diagnostic et traitement des affections oculaires [electronic resource]Chapitre 66 sur 134 · RÉTINITE ALBUMINURIQUE · texte numérisé non relu

RÉTINITE ALBUMINURIQUE

De toutes les rétinites, c'est la rétinite albuminiirique qui présente les altérations les plus nombreuses, les plus variées et les plus caractéristiques, de sorte qu'elle a un type classique facile à reconnaître et qu'elle sert même souvent à diagnostiquer une albuminurie jusque-là ignorée; Cette rétinite se déclare non seulement dans la maladie de Bright (10 fois sur 100 environ), mais dans l'albuminurie consécutive à la grossesse, à la scarlatine, à un traumatisme de la région rénale.

Les symptômes ophtlialmoscopiques de cette affection sont les suivants :

.impiô- 1° InfiltratÂon de la papille et de la rétine. — La papille .hâimoTco- est toujours infiltrée, ainsi que la rétine avoisinante, à un degré souvent tel que son aspect rappelle l'image oplithalmoscopique de certaines névro-rétinites, de sorte que la confusion serait facile, si d'autres altérations ne permettaient de l'éviter.

r Taches blanchâtres de la rétine. — En dehors de la zone occupée par l'infiltration, la rétine est parsemée de taches blanches, brillantes, tantôt assez petites et assez nombreuses pour que le fond de l'œil paraisse en être criblé, tantôt plus grandes que la papille elle-même, lorsqu'elles se sont fusionnées et réunies. Ces taches sont dues, selon les micrographes, tantôt à des foyers de dégénérescence graisseuse qui ont envahi les éléments conjouclifs de la rétine et qui sont analogues à ceux que l'on rencontre dans les reins ou dans le cœur, tantôt à une altération sclérosante des fibres nerveuses elles-mêmes.

3» Apoplexies linéaires. — En même temps, des hémor^

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