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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DES MUSCLES DE L'ŒIL

l'attire en dedans; il incline également en dedans l'extrémité inférieure du méridien vertical et, par conséquent en dehors l'extrémité supérieure de ce même méridien, que l'on prend toujours pour point de repère : il est donc à la fois abaisseur, adducteur et rotateur en dehors.

Le grand obhque a son insertion fixe sur le pourtour du trou optique, mais se réfléchit sur une poulie située à l'angle supérieur et interne de l'orbite, de sorte que c'est Ici son insertion physiologique : de ce point il se porte en bas, en arrière et en dehors, s'enroule sur le globe et vient s'insérer sur sou quart supérieur, postérieur et externe. Par ses contractions isolées il dirige donc la pupille en bas et en dehors, en même temps qu'il est rotaleur en dedans du méridien vertical.

Le petit obhque naît de la partie inférieure et interne de la base de l'orbite, passe entre le globe et le droit inférieur et vient s'insérer sur le quart supérieur et externe de l'œil, de façon à former avec le grand oblique une véritable sangle prenant l'œil en écharpe. En se contractant, il dirige la pupille en haut et en dehors, en même temps qu'il dévie en dedans l'extrémité inférieure du méridien vertical et par conséquent en dehors son extrémité supérieure, ce qui le fait considérer comme un rotateur en dehors.

Maintenant que nous connaissons le rôle parlicuher do chacun des muscles de l'œil, voyons comment ils combinent leur action dans les divers mouvements du globe.

Ces mouvements sont de trois ordres :

1° Des mouvements d'adduction et d'abduction, c'est-àdire de convergence et de divergence, qui s'accomplissent autour de l'axe vertical du globe.

^ 2» Des mouvements d'élévation et d'abaissement qui s'exécutent autour de son axe horizontal transversal.

3° Enfin des mouvements obliques portant la pupille en hautet en dehors, eiihauteten dedans, en bas et en dehors, en bas et en dedans.

1° Mouvements de C07wergence et de divergence. — Ces mouvements sont les plus simples : ils n'exigent qu'un seul muscle, le droit interne pour la convergence, le droit externe pour la divergence.

Toutefois ces muscles trouvent des auxiliaires : le droit interne dans les muscles droit supérieur et droit inférieur qui sont légèrement adducteurs; le droit externe, dans les muscles grand oblique et petit obhque qui sont légèrement abducteurs, mais ce ne sont là que de faibles auxiliaires, ne pouvant guère déplacer la pupille que de 1 miUimètre environ.

2° Mouvement d'élévation et d'abaissement. — Les mouvements directs d'élévation et d'abaissement sont déjà plus complexes et réclament chacun le concours de deux muscles, à savoir : le droit supérieur et le petit oblique pour l'élévation, le droit inférieur et le grand oblique pour l'abaissement.

En effet, si le droit supérieur se contractait seul dans le mouvement direct d'élévation, non seulement il élèverait la pupille, mais il la porterait légèrement en dedans puisqu'il est aussi adducteur et il inclinerait également en dedans le méridien vertical dont il est rotateur. Or la pupille n'est pas portée en dedans et le méridien vertical n'est nullement incliné, d'après les expériences de Donders : il faut donc qu'un muscle vienne contrebalancer en partie l'action du droit supérieur, et ce muscle est le petit obhque qui est son congénère pour élever la pupille, mais qui est son antagoniste comme abducteur et rotateur en dehors.

De la même façon, l'abaissement direct de la pupille est

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