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POULS RADIAL DANS LE RÉTRÉCISSEMENT AORTIQUE

: sont longues quand le malade est reposé. Prsenlzel (1) fait remarquer que le tracé du rétrécissement et de la faiblesse car- ' diaques ont tous deux peu d'élévation, mais que dans le rétrécis- : sèment la tension se maintient forte pendant toute la durée de 1 la systole, tandis que dans l'affaiblissement du cœur elle tombe tout de suite. Traube a noté le retard du pouls radial, Keyt l'a trouvé égal à un sixième de seconde ; mais ce fait est bien loin t d'être constant et d'ailleurs il se rencontre dans le rétrécisse- I ment mitral.

Fig. 88. Tracé du pouls d.i réiréeisseraent aortique, d'aprôs Marey.

Fig. 89. Retard du pouls dans le rétréciasement aortique (Keyt et Marey).

Le diagnostic direct d'un rétrécissement aortique se fait assez ifacilement par le fait de la situation du bruit de soufûe, du temps et du timbre rude avec frémissement cataire. Le bruit de souffle suit toujours le cours du sang et se prolonge dans les

(1) Franlzel, Berlin, klin. Wocheiischrift, p. 49, 50, 18G7. Cité par Polaiaet Rendu.

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vaisseaux du cou. Ce caractère et l'hypertrophie qui raccompagne débutant par le cœur gauche, puis gagnant les deux cœurs, tout cela est facile à reconnaître.

Cependant il est des cas où le diagnostic différentiel devra Être fait entre un rétrécissement aortique peu prononcé et l'anémie. Le diagnostic pourra encore se faire grâce à la précision des signes que j'ai donnés, mais il ne laissera pas d'être embarrassant.

Voici un échantillon de cette difficulté.

Observation XXXVII. Rétrécissement aortique avec état anémique. — P... (Jacques), âgé de quarante ans, marchand de vins, entré à l'hôpital Lariboisière le b avril 1881 , avec tous les signes de l'anémie. Pâleur des tissus, inappétence, bruit de souffle des deux côtés du steriium au niveau du deuxième espace intercostal.

La recherche des causes de l'anémie ne donne aucun résultat, on est réduit il admettre une sorte d'anémie primitive.

L'examen attentif du bruit pathologique doniie les résultats suivants : Il existe dans le deuxième espace intercostal gauche, près du sternum, un hruit de souffle systolique suivi d'un claquement sigmoïde éclatant. L'épreuve qui consiste à faire diminuer le bruit par la position assise ne donpc pas de résultat. Le bruit de souffle n'est pas limité au deuxième espace gauche, il s'entend dans le deuxième espace intercostal droit. Le souffle est synchrone avec la diastole artérielle et non pas avec la dépression veineuse. Par conséquent, ce bruit de souffle existe non seulement dans l'artère pulmonaire, mais aussi dans l'aorte ; il s'entend aussi dans le premier espace intercostal, mais moins dans l'espace droit que dans le premier espace intercostal gauche.

La pointe du cœur bat dans le quatrième espace intercostal à 10 centimètres de la ligne médiane. Le bord supérieur correspond à l'insertion du quatrième cartilage. L'abaissement de la pointe est de 2 centimètres et demi. Le sternum a- sa longueur ordinaire, 21 centimètres. Le cœur est donc petit. Pas de bruit dans les vaisseaux du cou, ni à la mitrale, m à la tricuspide.

On doit donc reconnaître ici une lésion légère des valvules aortiques.

L'évolution de la maladie est lente. La période de tolérance est longue comme pour la maladie de Corrigan, c'est-à-dire pour l'insuffisance primitive; mais en général peu à peu il se produit de l'insuffisance comme dans le cas de Lhermann qui va être cité. D'ailleurs, il est beaucoup plus commun de voir les lésions des valvules sigmoïdes entraîner à la fois le rétrécissement et en môme temps l'insuffisance.

nÉTRliCISSEMENT AVEC INSUFFISANCE AORTIQUE. 271

En mémo temps que l'hypertrophie du cœur avec dilatation, qui se produit ultérieurement, il est fréquent de voir se produire de l'aortite chronique avec dilatation et épaississement de l'artère.

RÉTRÉCISSEMENT ET INSUFFISANCE SIGMOIDES DE l'aORTE.

Après les détails que j'ai donnés sur l'insuffisance et sur le rétrécissement aor tiques en particulier, le diagnostic devient facile, puisque le souffle est double en nombre, double en direction, double comme succession et que chacun d'eux garde ses caractères propres.

Les deux souffles partent de l'origine de l'aorte au troisième cartilage droit ou un peu plus bas ; le premier remonte vers les vaisseaux du cou, le second descend vers le sternum, avec cette différence pour le second qu'il est d'abord vertical, puis oblique vers la gauche quand la maladie se prolonge et qu'elle a amené l'hypertrophie du cœur gauche.

On s'en rendra compte par les deux schémas suivants:

I"ig. 90. Fig. 01.

Le maximum des deux bruits de souffle n'est pas situé au même endroit. Tandis que le premier.bruit a son maximum au niveau du deuxième espace intercostal droit, 'le deuxième a son

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