C. PAUL. MAL. DU CŒUR
panique me paraît correspondre mieux que tout autre à la sensation que ce bruit fait entendre.
« Ce retentissement clangoreux a son maximum à l'origine de l'aorte. On l'entend très fort sur tout le trajet de cette artère jusqu'au premier espace intercostal près du sternum. »
J'ai été frappé, comme mon cher maître, M. Noël Guéneau de Mussy, du timbre éclatant de ce bruit. Cependant je ne l'ai pas rencontré avec l'intensité qu'il décrit et qui n'arrive qu'exceptionnellement à cet éclat tympanique.
Donc, le plus ordinairement le bruit subsiste et n'est pas remplacé par un souffle. 11 peut disparaître dans deux conditions:
Dans la première, il peut être simplement masqué par un bruit de souffle produit par une saillie aiguë d'une plaque calcaire qui donne un bruit de souffle ascendant dans la première systole, puis un bruit de souffle quelquefois fort lorsque le sang reflue pour clore les sigmoïdes. J'ai vu du moins un cas ou une semblable saillie donnait un double bruit de souffle dans 1 aorte sans insuflisance sigmoïde.
La seconde condition est que la dilatation aortique ait entraîné une insuffisance de ces valvules par simple élargissement.
Si l'on suit l'évolution de la maladie, il peut même arriver qu'on assiste pour ainsi dire au début de cette insuffisance.
Observation LU. Maladie de Hodgson, insuffimnce sigmoïde légère -U sieur G. , S de quarante-six ans, menuisier, entreà l'hôpital Lanbois.ère,
salle Saint-Henri, 33 bis, le 22 avril 1879. ,h„matisnie
11 s'agit d'un homme robuste qui n'a jamais ete atteint de ihumatisme
irticulaire. Il n'a eu qu'autrefois une fluxion de poilnne. Ïtu ;emonter au commencement de l'hiver seulement la maladie
Dour laquelle il entre à l'hôpital. , ■ a
Il se plaint d'étouffements, de vertige et d'enflure des pieds.
prLnte la dyspnée d'effort, soit pour monter, soi ^^n^^l^Z Ù
soit pour se hâter. L'examen du cœur <i°;^"^ /^^^ "^^^^^^^^
pointe bat dans le sixième espace intercostal a i-i cenl.meties de o
PKODUCÏION DE L'iNSUFFISANCE. 307 médiane. Le bord du foie correspond h l'origine du cinquième curtilafie. La pointe présente un abaissement de 5 centimètres. Le bord vertical est
LLT'T?' "f ^^yP^'-f'-ophie considérable
portant surtout sur le cœur gauche.
L'auscultation perçoit à la pointe un premier bruit hésitant sans souffle L auscultation de l'aorte fait entendre un bruit de souffle. Le premie; bnu aorfque est sourd, mais non soufflant. Le deuxième bruit est soufflan et s entend a droite du sternum dans le deuxième et le troisième espace intercostal mais son maximum est dans le deuxième espace droit près du s ernum. L auscultation de l'arc aortique, au-dessus de la fourchet du sternum permet de percevoir encore ce bruit de souffle. Le foie n'es 's augmente de volume. Il y a de l'œdème des parois abdominales et d membres mférieurs, qui sont variqueux.
3- rùnbre Reste à étudier maintenant le timbre des bruits de la maladie de Hodgson.
Au début, lorsque l'artère cède sans qu'il y ait de plaque d'aherome en saillie, la dilatation est plus indiquée par la matité ourme parlapercussion que par les bruits d'auscultation, qui ne sont encore que sourds et .ans bruit de souffle
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par a calcification, les rugosités entraînent peu à peu des
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Peu à peu, l'évolution de la maladie continuant, l'hypertro- '^ZrvC ^""^ '''''''' c,imen;ionf co^-
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vite dans Ip 2' abord, puis à gaucbe. La pointe arrive
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im^lrT. ' '^^^^^^«^^"t de la pointe, qui était de 3 à 4 centimètres, n augmente plus à partir du moment où la nn T
Oeue hypertrophie est accusée dans le tableau suivant! .
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