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OKIGINE SYPHILITIQUE DANS CERTAINS CAS

Trnitcmout : iodurede potassium, oO centigrammes'par jour. Teinture de digitale lï l'extérieur.

Après trois semaines de ce traitement {1\ mai 1878), le malade a senti nue grande amélioration dans ses troubles fonctionnels. Plus de douleur, plus de palpitations. Il ne reste plus au malade qu'un peu d'essoufflement quand il doit gravir une côte ou monter un escalier.

Cependant, h l'exameu direct, la -voussure paraît augmentée; elle semble vouloir soulever les deuxième, troisième et quatrième cartilages droits. Cette tuméfaction a 6 centimètres de largeur, 6 centimètres de hauteur et 1 centimètre de saillie.

Fig. 108.

Cette même région est mate à la percussion; de plus, elle est le siège de mouvements d'expansion évidents. Il est vrai qu'ils sont beaucoup moindres qu'ils n'ont été; ils n'existent plus dans le premier espace intercostal; ils sont très faibles dans le second, mais encore marqués dans le troisième.

L'auscultation ne constate aucun bruit de souffle, mais la tête est soulevée par les battements, surtout au niveau du troisième espace intercostal, et dans une étendue qui s'écarte de 4 centimètres du bord du sternum.

Quand le malade veut se coucher, il est pris d'étouffement et de toux avec suffocation. Les secousses de la toux sont si violentes qu'elles ébranlent tout le corps. Enfin, quand le malade a beaucoup toussé et craché, il peut s'endormir.

A l'auscultation, on trouve sous la clavicule droite de la respiration faible. En arrière, cette respiration est encore faible dans la partie supérieure, mais cependant elle s'entend mieux qu'en avant. On entend, en outre, sur la colonne vertébrale, au niveau dei neuf premières vertèbres dorsales, un bruit de souffle trachéal.

La déglutition est difficile, le passage des aliments paraît gêné au niveau de la partie inférieure du cou.

320 MALADIE DE HODSSON.

Enfin le pouls est large et bondissant, plus fort au bras gauche qu'au bras droit.

On continue le même traitement par l'iodure de potassium.

Trois semaines après (13 juin), le malade revient; l'amélioration a fait des progrès considérables, la saillie des côtes a disparu. Le malade est encore oppressé quand il est couché sur le dos, mais la déglutition estdevenue facile. Il y a encore un peu de gène au niveau du deuxième espace intercostal droit. Le pouls reste fréquent et bondissant.

Un mois plus tard (16 juillet), la saillie du côté n'est plus appréciable. Il n'y a plus que l'impression normale du cœur à gauche. Rien dans les espaces intercostaux du côté droit. Rien d'anormal î\ l'auscultation. Plus de gène dans la poitrine, plus d'oppression dans le décubitus horizontal ; le malade n'est tourmenté que par la toux, qui survient de temps en temps et s'accompagne de sifflement. L'appétit est devenu bon, il n'y a plus de gêne de la déglutition.

Le pouls reste large et bondissant, il n'y a plus de palpitations et le malade peut monter facilement les escaliers. On continue le traitement.

Le 1" octobre. Le malade est toujours satisfait. Pas de palpitations, pas de douleurs. On sent toujours cependant une légère pulsation le long de la crosse de l'aorte. Cette sensation est profonde et s'accuse moins par l'application de la main que par l'application de la tête qui ausculte. Pas de bruit de souffle.

Peu de gêne dans la respiration, si ce n'est dans le décuhitus dorsal; le décubitus sur le côté gauche est redevenu possible. Toux fréquente, expectoration. A l'auscultation on trouve en arrière du poumon gauche, au niveau du lobe supérieur, un bruit de souffle à Tinspiration sans aucun r.àle, bruit de souffle ayant le timlire aspiratif que donnent les bronches comprimées. Pas de matité. Sifflement laryngé dans l'expiration. Traitement mixte.

Depuis, il n'est jamais reYcnu me voir.

C'est là un fait très curieux d'une amélioration considérable, si ce n'est une guérison d'un anévrysme vrai de l'aorte. Je n'aurais certes pas obtenu un pareil résultat si je n'avais eu l'idée qu'il pouvait s'agir d'une affection syphilitique.

Il est encore un fait que je dois signaler ici, c'est la coïncidence possible d'une maladie de Hodgson et delà phthisie. J'en ai observé et j'en observe encore un exemple évident.

Observation LVIII. Arthritis, rétraction symétrique des deux aponévroses palmaires, nodosités d'Heberden, pht'ldsie arthritique caractérisée par une caverne isolée au sommet du poumon droit, dilatation anévrysmatique de la partie ascendante de la crosse de l'aorte. — F... (Barthélémy), âgé de

soixante-deux ans, entre k l'hôpital Lariboisiùre, salle Saint-Henri, no 9 le 18 octobre 1880.

L'aspect extérieur du malade est bon, le visage est coloré, il ne paraît pas trop ..eux pour son Age, il vient à l'hôpital parce qu'il tousse et a de 1 ctou (renient.

II est atteint depuis plus de vingt ans d'une rétraction de l'aponévrose pa ma.re des deux mains, rétraction symét.-ique entraînant la flexion complète des doigts auriculaires et la flexion incomplète des annulaires. Les mams présentent, en outre, des nodosités d'Héberden

La maladie dont il se plaint actuellement a commencé il y a deux ans et demi par une bronchite de moyenne intensité avec des hémoptysies. La n^ adie continuant, la perte des forces et l'amaigrissement sonî s'urvenu

I sTh L;; T 'r'-: ^l^^^-'^-ement. Apres avoir passé neu

mois .1 I hôpital Lanboisière dans le service de M. Fernet, !l a voulu

de t noiX' '""'t ' ""'^ déformation

de a poitune avec sajlhe de .la première pièce du sternum, et des denx

Ta t'uf "sTf"" r '^''"'.''^"^ --^-sèment des muscles pectoraux, ri ion .n ' presque jamais des vomitu-

Htions après les repas. L'expectoration est modérée, composée de crachats muqueux assez isolés les uns des autres, mai. pas franch'emenrnummu-

Le poumon gauche est sain et ne présente d'autres phénomènes que de I inspiration saccadée sous la clavicule gauche

Du côté droit, on trouve d'abord sous la clavicule des traces de cauté- H^ations faites avec des pointes de feu et un cautère

On y trouve de la matité à la percussion en arrière avec du souffle d-.ns

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En avant, sous la clavicule, on trouve de la matité dans les deux nre miers espaces intercostaux. On constate en même temps un peu de Icment et de souffle, mais on est étonné de voir ce bruit el lrL ^ l par un bruit de souffle vasculaire.

Cehruit de souffle aortique se trouve dans les trois premiers esn.ces intercostaux, s étendantà 4 centimètres en dehors du sternum ermême un peu plus dans le deuxième espace, où il ason maximum d'intl t^à T cen me res en dehors du bord sternal ; dans le premier et le tro^ème es ace"

es moms intense. Le bruit est systohque, couvre toute lasysTo e eT es tel mine par un claquement sigmoïde hien frappé C'est R un f ■ f , î

ment est de 4 centimètres. Le bord vertical est à 3 centimètres de la ligne médiane. Il Y a donc de l'hypertrophie surtout à gauche.

Cependant; les battements n'ont pas d'énergie, le choc de la pomte est faible, à cause du bord du poumon emphysémateux qui la dépasse. Aussi est-il impossible de prendre aucun tracé avec le cardiographe.

Les renseignements donnés dans cette observation sont pns d.x mois après l'entrée. La feuille contenant l'observation prise au début indu ue au'ily avait en plus, lors de l'entrée du malade, une genedu cœur d oit avec reflux des lugul-es et un peu de souffle systolique à l' appendice xiphoïde, faisant croire à une insuffisance tncuspide. ^

Sous l'influence du repos, du régime et du traitement, ces phénomènes ont complètement disparu, le travail d'évolution de la phthisie s est arrête, e malade a le teint frais et peut être considéré comme guéri relativement, ses lésions restant immobiles sans évolution.

Tels sont les renseignements que j'avais à donner sur la maladie de Hodgson ; on voit que son étude peut être considérée comme aussi avancée que celle des lésions d'onfice.

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