TRACÉ DU POULS VEINEUX JUGULAIRE NORMAL
Le li-acé normal du pouls de la jugulaire donné par M. Franck montre nettement les faits suivants:
Fig. 115. Pouls veineux jugulaire normal. (F. Franck.)
i" Le pouls veineux jugulaire normal présente un soulèvement et un affaissement brusques au début de la courbe totale : ces deux accidents initiaux sont en rapport avec la systole et la diastole de l'oreillette.
Le premier soulèvement en rapport avec la systole de l'oreillette va de 1 à 2.
Le premier alfaissement correspondant à la diastole de l'oreillette et à la systole du ventricule va de 2 à 5 ;
2' Un second soulèvement et un.second affaissement surviennent à la fin de la systole ventriculaire. Le second soulèvement (3 à 6) correspond à la clôture des sigmoïdes,et le second affaissement (7) correspond à la diastole ventriculaire Dv.
Une première question se pose ici. Le premier soulèvement
AKFEuTlONS DU CUEUll DUOIT.
<lo la voino correspondanl à la systole do l'oreillelLc csl-il pro- (luil par un simple ralenLissemenl dans le courant veineux, ou bien y a-t-il en plus de cet arrôt un rclUix de sang de Toreilletle <lans la veine cave ?
MM. F, Franck et Arloing, voulant juger cette question, ont introduit dans la veine cave d'un cheval une petite aiguille à palette; ils ont vu cette aiguille soulevée et montrant par là qu'il y a un reflux véritable, mais toutefois très bref et très peu important(octobre I8S1). Mais ce relliix qui se montredans la veine cave ne se propage pas et n'existe pas dans la veine jugulaire. En somme, si l'on considère le soulèvement de la jugulaire, on ne trouve plus de reflux, mais seulement l'augmentation de pression par l'arrêt du courant sanguin.
Si maintenant nous prenons le tracé d'unpouls jugulaire avec
Jl 1 Ji \
Fig. I IC. Pouls jugulaire avec reflux comparé au pouls cardiaque. (Marey.)
reflux, jious voyons qu'au moment où le pouls radial est en diastole, la veine au lieu de s'aflaisser s'élève, comme on peut le voir dans le tracé ci-dessus emprunté à M. Marey. Mais si nous faisons mieux encore, si nous prenons simultanément la pulsation cardiaque et la pulsation jugulaire, nous voyons qu'à chaque systole ventriculaire, la veine, au lieu de s'afl'aisser comme à l'état normal, donne une courbe ascendante proportionnée au reflux. Ce caractère est marqué sur le tracé suivant, que nous avons pris avec M. F. Franck sur une malade atteinte d'induration mitrale avec insuffisance et compliquée d'insuffisance tricuspide par dilatation (fig. 117).
Je n'ai pas parlé ici de l'influence de la respiration sur le poub