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POULS VEINEUX HÉPATIQUE

loie, et si Ton a inscrit d'abord lo périmètre du foie, on voit que le battement est limité à cette région. Si les parois du ventre sont llasques et qu'on puisse saisir dans la main le bord antérieur du foie, on a la conscience d'un mouvement d'expansion bien plus que d'un soulèvement transmis.

Le moment où se fait le battement succède immédiatement au choc de la pointe ; il précède de très peu le pouls radial. On a observé quelquefois, d'après M. Mahot, qu'il était dicrote. Mais alors la première pulsation seule précédait le choc de la pointe. Ce pouls veineux hépatique est synchrone avec le pouls veineux cervical.

l'ig. 1 18. Pouls veineux hépatique compare au pouls radial.

De plus, en examinant les tracés fournis par le cardiographe, on voit que la ligne monte dans l'inspiration et baisse pendant l'expiration. Cette- modification du tracé est la même que celle qui se présente dans les tracés cardiographiques pris sur la poitrine. Ici l'ascension de la ligne est produite par la pression du diaphragme sur le foie pendant l'inspiration, et le fait proéminer à l'épigastre, tandis que l'inverse a lieu pendant l'expiration.

On observe encore quelquefois des inOexions du tracé dans l'ascension et dans la descente. Friedreich a donné à la première le nom d'anadichrolùme, elle indiquerait la succession de la systole auriculaire et de la systole ventriculaire. Cette indication distincte des deux systoles se montrerait de moins en moins à mesure que l'oreillette s'affaiblit.

Selon lui, l'inflexion pendant la descente du tracé qu'il

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appelle catndichrolisme, tient à ce qu'au début de la diastole un flux de sang veineux arrive dans l'oreilleLte et retarde un instant l'affaissement du tracé.

Mais la cause d'afl'aiblissement général du tracé est l'asystolie.

Ce pouls veineux hépatique est un fait rare, je ne l'ai observé que deux fois, dans les circonstances suivantes:

Observation LXIV. Insuffisance milrale et tricuspide. Pouls veineux hépatique. — M..., âgé de trente-cinq ans, entre dans mon service à l'hôpital Saint-Antoine, salle Saint-Eloi, n» 6, le 23 juin 1877.

Cet homme, de petite taille et de faible constitution, entre dans le service pour une ascite légère avec de l'essoufflement et des palpitations.

Depuis onze ans, il a subi cinq attaques de rhumatisme articulaire. La première attaque, qui remonte à onze années, a envahi toutes les ai-ticulations et l'a retenu au lit pendant quatre mois et demi. Les attaques suivantes ont été moins fortes.

Au moment de l'entrée à l'hôpital on constate les phénomènes suivants : le faciès est un peu coloré et légèrement jaunâtre. Le visage est plombé cl, sous l'influence d'une émotion ou d'un eifort, la face se congestionne, les joues deviennent violettes ainsi que les lèvres, et les veines du cou sont agitées de mouvements tumultueux.

En outre, en découvrant le malade, on voit que l'abdomen est déformé, et cette augmentation de volume ne s'étale pas dans les flancs lorsque le malade se couche ; au contraire, la saillie de l'abdomen augmente. Du reste, l'examen par la percussion et les changements de position n'indiquent qu'une ascite légère. L'augmentation de volume porte surtout sur la ligne médiane, sur l'hypogastre et l'épigastre. Au niveau de l'ombilic, la paroi abdominale pai-ait étranglée par une corde circulaire peu serrée. La palpation et la percussion nous donnent facilement l'explication de ce phénomène. A la partie inférieure, la paroi est souple et donne une sonorité intestinale très accusée. A l'épigastre, au contraire, la palpation donne la sensation d'un corps dur et lisse, sans bosselure, occupant tout l'épigastre. La percussion donne une matité incomplète, mais très nettement accusée. Si l'on cherche à limiter cette tumeur, on voit qu'elle fait corps avec le foie qui en est le point de départ. Elle parait surtout formée aux dépens du lobe gauche et s'étend jusque daus l'hypochondre gauche, à plus de 10 centimètres de la ligne médiane. En bas, elle atteint l'ombilic; puis, dans le flanc droit, elle remonte à la limite naturelle du foie. De telle sorte que, tandis que dans la ligne xiphoïdienne la percussion dénote une augmentation énorme du volume du foie, cette hypertrophie est peu sensible dans la ligne axillaire. Le foie est abaissé et son bord supérieur correspond au bord inférieur du sixième cartilage. La mollesse des parois abdominales permet

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